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Protection éclair
Un radar à grêle pour réagir à l'imprévisible

Promettant une prévision en temps réel du risque de grêle sur les parcelles viticoles, la solution Skydetect séduit un vignoble français éprouvé cette année. La maison Chapoutier en est le premier utilisateur viticole.
Par Alexandre Abellan Le 13 septembre 2016
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Un radar à grêle pour réagir à l'imprévisible
Quand il y a de l’orage dans l’air, Skydetect envoie aux viticulteurs une alerte (et la lève dès que les conditions se sont rétablies). - crédit photo : Selerys
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« Les phénomènes orageux de forte intensité deviennent de plus en plus brutaux, et de plus en plus difficiles à prévoir. Personne ne pouvait détecter le risque de grêle qui allait toucher localement le Pic Saint-Loup… Sauf Skydetect » assure Lucile Lallié, la responsable commerciale France de Selerys, qui transpose actuellement dans le vignoble sa solution de détection des cellules orageuses, Skydetect. « Les viticulteurs ont déjà déployé des solutions sur le terrain, mais elles n’ont pas empêché les dégâts. Ils en sont d’autant plus à l’écoute des nouvelles technologies » rapporte-t-elle.
Installée cet été par la maison rhodanienne M. Chapoutier, la solution Skydetect intéresse de nombreux opérateurs dans le vignoble, des caves coopératives à celles individuelles. Même si elle manque encore de résultats spécifiques au vignoble, son potentiel séduit : utiliser des données ultra-locales pour permettre une forte réactivité, en complément des dispositifs départementaux de prévention (générateurs à iodure d’argent répondant aux alertes de fronts orageux).

Par rapport au reste du marché, on prévient de ce qu’il risque de tomber

Reposant sur un radar météo en bande X, Selerys envoie des alertes (mails, SMS…) dès qu’il détecte une cellule orageuse considérée comme dangereuse par son algorithme (et sa base de données). L’alerte doit donner une trentaine de minutes à l’opérateur pour déclencher une solution de lutte active contre la grêle. Soit un canon à onde de choc, qui peut être connecté au radar, soit des fusées à sels hygroscopiques, qui peuvent être plus précisément orientées.

En pratique, la zone de surveillance du radar s’étend sur un diamètre de 60 kilomètres, pour une protection optimale sur un diamètre de 30 km. Pour un achat, une installation et une maintenance individuelles, l’investissement s’élève à 65 000 euros. En choisissant une formule d’abonnement, l’investissement peut tomber à 800 euros/an pour une quarantaine d’utilisateurs.

Chiffres clés

Existant depuis dix ans, Selerys est une PME de neuf salariés basée à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Actuellement, une quarantaine de radars a été déployée, principalement dans l’arboriculture (mais aussi pour des parcs automobiles), que ce soit en France, mais aussi en Belgique, Pologne, Turquie…

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