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Champagne

Un accord pour une meilleure cohabitation entre Reims et le vignoble

Vendredi 09 septembre 2016 par Aude Lutun

Autour de Catherine Vautrin (au Centre), présidente de Reims Métropole, les représentants de la Chambre d'agriculture de la Marne et Sieprur.Autour de Catherine Vautrin (au Centre), présidente de Reims Métropole, les représentants de la Chambre d'agriculture de la Marne et Sieprur. - crédit photo : Aude Lutun
Reims Métropole, la Chambre d’Agriculture de la Marne et le Sieprur (syndicat en charge du SCoT- Schéma de Cohérence Territoriale) ont signé un protocole qui fixe notamment les règles d'aménagement des espaces entre les zones urbaines et viticoles.

Reims Métropole, la Chambre d’Agriculture de la Marne et le Sieprur (syndicat en charge du SCoT- Schéma de Cohérence Territoriale) ont signé le 2 septembre un protocole visant à préserver le potentiel agricole et viticole du bassin rémois. L'accord comprend quatre engagements : pérenniser le potentiel et la dynamique agri-viticole, planifier la modération des consommations foncières, concilier les usages en articulant la dynamique agri-viticole et la préservation des ressources naturelles et enfin observer le foncier et l’usage des sols. Sur le plan viticole, le protocole devrait permettre de mieux prendre en compte les enjeux de la profession.

« Il va faciliter la mise en place de bassins de rétention hydraulique en bas des coteaux viticoles », précise Florence Chevanne-Lenglet, directrice adjointe de la Chambre d’agriculture de la Marne. L’objectif est d’encadrer la construction de maison en bas de coteaux, sans étude hydraulique préalable. La gestion des coulées de boue les jours d’orage se révèle alors complexe.

Gestions des haies près des espaces urbains

Le protocole inscrit également le principe de la limite végétalisée entre les espaces urbains et viticoles. « Celui qui a un projet de construire des habitations ou de créer une zone industrielle près d’une vigne a la charge d’installer une haie ou un espace végétal, poursuit Florence Chevanne-Lenglet. Si c’est le viticulteur qui étend sa parcelle de vigne, c’est à lui d’assumer ces travaux ». Les contraintes liées à la circulation des tracteurs, enjambeurs et moissonneuses ont également intégrées. Reims Métropole s’engage à étudier l’incidence d’aménagement routier sur leur circulation et de réparer les atteintes à la circulation s’il y en a. Le protocole comprend par ailleurs un volet sur la préservation des paysages viticoles pour accompagner la dynamique créée par l’inscription du vignoble au patrimoine mondial de l’Unesco. Il est signé pour une durée de six ans. 

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