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L’Inao examine des demandes de dérogation au cahier des charges

Vendredi 09 septembre 2016 par Emilie-Anne Jodier

L'Inao a bon espoir de voir ces demandes de dérogations exceptionnelles au cahier des charges aboutir.
L'Inao a bon espoir de voir ces demandes de dérogations exceptionnelles au cahier des charges aboutir. - crédit photo : E.-A. JODIER
Le gel et la grêle de printemps ont poussé certaines appellations à en appeler à la clémence de l’Inao. Elles souhaitent déroger, de manière tout à fait exceptionnelle, à certaines règles de leur cahier des charges, pour passer un cap difficile.

Le dernier comité national de l’Inao s’est tenu dans une ambiance particulière. « Il a beaucoup été question des conditions très délicates de cette campagne », précise Eric Rosaz, responsable du pôle vin de l’institut. Gel et grêle du printemps ont fortement impacté, et « parfois à plusieurs reprises », le vignoble, ce qui a poussé certaines appellations à en appeler à la clémence dans l’application des cahiers des charges.

L’institut a donc recensé les doléances des ODG. Trois motifs de dérogations exceptionnelles sont remontés. Le premier concerne le vignoble du Beaujolais, où les crus aimeraient pouvoir avancer la date de commercialisation des vins d’un mois, du 15 mars au 15 février. Cette demande devrait leur permettre de faire rentrer de la trésorerie un peu plus tôt.

Taille et assemblages

Ailleurs, la demande concerne l’autorisation de déroger à la règle de taille habituelle de l’appellation. C’est le cas à Chablis, durement éprouvé par plusieurs météorologiques dramatiques qui ont touché les bois.

Enfin, certaines ODG d’appellations élaborées avec plusieurs cépages aimeraient pouvoir s’écarter légèrement des règles d’assemblages (passer de 20 à 15% par exemple). Eric Rosaz explique que certains cépages, comme le chenin, ont subi de lourdes pertes. Les appellations concernées souhaitent ainsi pouvoir maintenir la production en réduisant la part des cépages les plus touchés.

L’Inao a bon espoir de voir ces dérogations accordées, tant la situation est exceptionnelle dans le vignoble. « Certains producteurs n’avaient jamais vu cela, a insisté Jean-Luc Dairien, directeur de l’Inao. Ces demandes ne concernent pas des éléments susceptibles de transformer la typicité des produis. »

Tags : INAO Grêle Gel AOP

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