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Provence

Le marché des vins et les principes coopératifs à la Cooparade

Samedi 20 août 2016 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 23/08/2016 11:45:15

 Si une vague rose de viticulteurs a déferlé à Sainte-Maxime et Brignoles, il n’y avait pas que du rosé offert à la dégustation. On trouvait un aperçu des productions locales sous la forme d’un marché coopératif (confitures de figue et d’oignon, fromages, huiles d’olive, terrines…).
Si une vague rose de viticulteurs a déferlé à Sainte-Maxime et Brignoles, il n’y avait pas que du rosé offert à la dégustation. On trouvait un aperçu des productions locales sous la forme d’un marché coopératif (confitures de figue et d’oignon, fromages, huiles d’olive, terrines…). - crédit photo : Fédération des Caves Coopératives du Var
Ayant réuni entre 1 600 à 1 800 visiteurs, les deux soirées varoises ont rempli leur objectif d’actualisation de l’image des coopératives.

« En allant au-devant des gens, on leur permet de voir ce qu’il y a au sein des coopératives. Au-delà des grands des grands bâtiments qu’ils voient, en plus ou moins bon état, dans les villages » se félicite Hélène Basset, la directrice de la Fédération des Caves Coopératives du Var, qui organise cette quatrième édition de la Cooparade et ses deux soirées du Coopartage. Réunissant une cinquantaine de coopérateurs venant de 18 caves, l’évènement est devenu un rendez-vous de l’été provençal. Avec 300 verres vendus par soirée, l’organisation estime l’affluence globale à 800-900 visiteurs.

Pour sa quatrième édition, la Cooparade propose toujours deux soirées, dans des lieux changeant d’une année à l’autre. En 2016, le premier évènement se tenait le 21 juillet à Sainte-Maxime, et le second à Brignoles ce 18 août. Sur la côte, ce sont d’avantage des touristes qui se pressent, tandis que dans les terres, ce sont plutôt des gens du cru. Si les seconds ont souvent meilleure connaissance que les premiers des modalités de production des vins rosés, tous affichent méconnaissance du modèle et des valeurs de la coopération.

"Coop ou pas coop"

L’objectif de ces rencontres estivales est justement de permettre des échange entre les coopérateurs du Var et le grand public. « Entendre parler du modèle mutualiste change l’image que les consommateurs ont de la coopération. Pour ceux qui viennent, c’en est fini de l’image du vieux paysan rustre qui emmène son raisin à la cave et puis basta » explique Hélène Basset. « En mettant exprès des caves éloignées sur de mêmes tables, on fait sentir la convivialité et toute la diversité de la coopération » ajoute-t-elle.

D’où le slogan « coop ou pas coop ? » affiché par les polos des coopérateurs participant. Une interrogation pour « inciter les consommateurs lors de leurs achats à se demander d’où proviennent leurs produits » et « à choisir un mode de consommation plus juste, qui garantit une production et une transformation en France » détaille la Fédération des Caves Coopératives du Var.

Chiffres clés

Fondée en 1946, la Fédération des Caves Coopératives du Var réunit 42 caves adhérentes pour 3 000 viticulteurs. A l’échelle du département, cela représente la moitié des volumes AOC et quasiment les deux-tiers de la production IGP.

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