LE FIL

L’ODG Terres du Midi va voir le jour

Lundi 11 juillet 2016 par Michèle Trévoux

Le canal du Midi qui traverse les Terres du Midi, future IGP d'assemblage en Languedoc.
Le canal du Midi qui traverse les Terres du Midi, future IGP d'assemblage en Languedoc. - crédit photo : Locaboat
Fin du rêve pour les partisans d’une ODG unique pour tous les IGP. Terres du Midi aura son propre ODG.

Les fédérations IGP du Gard et de l’Hérault l’ont déjà acté. Celle de l’Aude devait suivre le pas le jeudi 6 juillet : Terres du Midi aura son ODG. Cette décision fait suite au refus de l’ODG pays d’Oc de prendre sous son aile cette nouvelle dénomination régionale. Dans une lettre adressée fin juin à ses adhérents, le conseil d’administration de l’ODG s’en expliquait : « Une évolution future du cahier des charges Terres du Midi pourrait prévoir la mention des cépages », précise le courrier. Dans ces conditions, le conseil d’administration estime « qu’il n’est pas possible de faire peser un quelconque risque économique sur l’IGP pays d’Oc et les vignerons qui y sont engagés, en participant à la mise en place d’une seconde IGP régionale, dont l’évolution est totalement incertaine ». Une affirmation que dément René Moréno, président de la fédération des IGP de l’Hérault : «Nous avions accepté que les pays d’Oc soit majoritaire dans l’ODG régionale, aucun cahier des charges ne pouvait donc être modifié sans leur accord. De plus, quand on est dans la même ODG, on se parle et on se concerte. C’est dommage. On a manqué un tournant dans l’histoire de la construction de l’offre IGP de cette région », déplore-t-il.

Entrée dans le giron du CIVL

Ce projet d’ODG unique pour tous les IGP de la région tombant à l’eau, Terres du Midi aura donc son propre ODG. Ce dernier devrait ensuite demander son adhésion au CIVL. Xavier de Volontat, le président de l’interprofession, est convaincu  qu’il faut essayer de valoriser le potentiel de production des IGP de départements, dont les volumes baissent chaque année. «Indirectement, c’est une richesse qui disparaît. En regroupant tous les volumes sous une même dénomination, on propose une offre plus conséquente en IGP d’assemblage pour des marchés de marque. Sans doute faudra-t-il également travailler la qualité de cette future IGP car il ne suffit pas de changer de nom. Le CIVL, qui réunit négoce et production, va s’y attacher », déclare-t-il. Il faut maintenant attendre la décision de l’INAO pour connaître le calendrier, mais il est peu probable que la nouvelle dénomination puisse voir le jour pour les prochaines vendanges. 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé