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Europe

Une nouvelle plateforme d’États est lancée

Jeudi 07 juillet 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 08/07/2016 11:05:37

Quatorze Etats de l'Union européenne se sont mis d'accord pour défendre une position commune notamment sur la question de la politique européenne en matière d'indications géographiques.Quatorze Etats de l'Union européenne se sont mis d'accord pour défendre une position commune notamment sur la question de la politique européenne en matière d'indications géographiques. - crédit photo : UPR
Quatorze états (et peut-être quinze) ont décidé de faire front commun sur la question de la simplification et de la protection des indications géographiques.

La plateforme réunissant quatorze Etats (Autriche, Chypre, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Portugal, Slovénie, Slovaquie et République Tchèque) sera rendue publique ce 7 juillet, à l’occasion de la réunion de l’Intergroupe vin au sujet de la simplification et de la protection des indications géographiques. La Croatie pourrait rejoindre le groupe prochainement. Ces Etats européens ont donc décidé d'employer la même méthode de négociation qui avait permis de sauvegarder un système de gestion des plantations de vignes et de créer les autorisations de plantation.

Cette plateforme réclame à la Commission de « revoir sa méthode et de regrouper l’ensemble des dispositions de la législation secondaire qui s’appliquent au vin au sein d’un texte unique » explique Bernard Farges, président d’EFOW. Il s’agit de clarifier la méthode de travail. En effet, la Commission européenne ne semble pas disposée à publier l’intégralité des textes, mais plutôt semble vouloir diffuser petit à petit ses projets de nouvelles règlementations. Or, pour la plateforme, c’est la cohérence de l’OCM qui est en jeu. « La séparation entre l’étiquetage et indications géographiques est artificielle pour ce secteur. Elle pose problème pour de nombreuses dispositions qui s’articulent selon ces deux axes » indique-t-elle à la Commission.


Ne pas toucher une ligne du règlement étiquetage des IG


La plateforme fait également valoir sa volonté de maintenir la spécificité du secteur vitivinicole. Le risque plane, en effet, de voir les règles particulières, qui s’appliquent dans le secteur, supprimées et que celles de l’agro-alimentaire prennent le relais. Il s’agit notamment des règles qui concernent l’étiquetage en lien avec la politique de qualité. « Il convient de les conserver inchangées » revendique la plateforme. Celle-ci précise qu’elle souhaite que soit conservées « l’impossibilité d’étiqueter un nom géographique pour les vins sans indication géographique », « la protection des mentions traditionnelles et de l’indication de l’exploitation » et « la réservation de certaines méthodes de production aux AOP ou aux IGP (fermentation en bouteille, méthode traditionnelle, crémant, forme des bouteilles) ». La plateforme demande également à ce que le « dispositif d’étiquetage temporaire qui permet l’entrée en vigueur des cahiers des charges dès leur transmission à la Commission européenne, et ce, tant que les nouvelles reconnaissances d’indication géographique que pour les demandes de modifications ». Il s’agit par là de conserver une « rapidité » d’application dans le cas des modifications des cahiers des charges ou de création ex-nihilo d’AOP ou IGP.

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