LE FIL

Jean-Louis Triaud

« J’ai déjà été déçu par un footballeur, rarement par un pied de vigne »

Samedi 02 juillet 2016 par Alexandre Abellan

Depuis 2009, Laurent Cisneros (à gauche) gère le château de Rouillac après une carrière de footballeur à la fin des années 1990. Depuis 1996 Jean-Louis Triaud (à droite) préside le club des Girondins de Bordeaux, figure du vignoble médocain, il gère les domaines Henri Martin depuis 1991.
Depuis 2009, Laurent Cisneros (à gauche) gère le château de Rouillac après une carrière de footballeur à la fin des années 1990. Depuis 1996 Jean-Louis Triaud (à droite) préside le club des Girondins de Bordeaux, figure du vignoble médocain, il gère les domaines Henri Martin depuis 1991. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Le président des Girondins de Bordeaux évolue aussi bien parmi le vignoble médocain que sur les pelouses des stades, et se montre particulièrement inspiré pour tirer des parallèles entre les deux.

« Le talent pour réussir, ce n’est pas d’inventer, mais de savoir exploiter l’existant, de le porter pour le faire s’exprimer… De quoi est-ce que je parlais déjà, de l’entraîneur [et de ses joueurs] ou du vigneron [et de son terroir] ? » se demande, dans un clignement d’oeil, Jean-Louis Triaud, à l’occasion d’une table-ronde sur le foot et vin, organisée ce 24 juin à la Cité du Vin de Bordeaux (ville hôte de l’Euro 2016).

Jean-Louis Triaud est d’autant plus apte à comparer qu’il est à la fois président du club des Girondins de Bordeaux et propriétaire des Domaines Henri Martin (réunissant notamment les châteaux Saint-Pierre et Gloria à Saint-Julien). « Le terroir ne me déçoit jamais en tant qu’outil de production. Mais si l’on considère que l’équipe de football est mon autre outil de production, j’ai parfois été déçu par des footballeurs… Rarement par un pied de vigne ! » s'amuse-t-il. Et d’ajouter que « certains joueurs sont à des prix de recrutement astronomiques, comme les terroirs les plus rares qui arrivent à un niveau incroyable ».

Les saisons passent

Ancien joueur de football ayant repris le château de Rouillac (Pessac-Léognan), Laurent Cisneros souligne un autre parallèle intéressant entre le vignoble et tout autre sport. « Comme avec la vigne qui repart à zéro après la taille, une équipe commence souvent une nouvelle saison avec de nouveaux joueurs. Et on ne maîtrise pas tous les paramètres, de climat au vignoble, de résultats, de blessures ou de changement d’entraîneur pour l’équipe. C’est une leçon d’humilité, mais on conserve des acquis ! » pondère-t-il.

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