LE FIL

Cru du Minervois

Le projet de dénomination complémentaire Laure se concrétise

Lundi 20 juin 2016 par Alexandre Abellan

Avec les grès, le terroir de Laure est marqué par un style de vins légers : « on n’est pas sur de grosses masses d’extraction. Il y a de la matière, mais les vins ne sont pas lourds, ils ne tombent pas sur les orteils » s’exclame Jean-Louis Poudou.
Avec les grès, le terroir de Laure est marqué par un style de vins légers : « on n’est pas sur de grosses masses d’extraction. Il y a de la matière, mais les vins ne sont pas lourds, ils ne tombent pas sur les orteils » s’exclame Jean-Louis Poudou. - crédit photo : Syndicat du Cru Minervois
Préalable à une hiérarchisation, cette demande de reconnaissance débouche sur la création d’une commission d’enquête au sein de l’INAO.

Complémentaire à l’AOC Minervois, la demande de création d’une dénomination gréographique Laure débouche aujourd’hui sur la création d’une commission d’enquête au sein de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) rapporte l’Indépendant. Lancée en juin 2015, la démarche de reconnaissance n’a pour l’instant pas d’objectif de calendrier, mais l’ambition d’aboutir au plus vite. En l’état, cette nouvelle dénomination concernerait neufs communes du Minervois (notamment Laure-Minervois), pour vingt-sept caves particulières et une cave coopérative (le Cellier Lauran Cabaret). Soit un potentiel viticole de 700 hectares. Globalement, Minervois-Laure partagerait cahier des charges quasi-identique à celui de l’AOC Minervois. Les principales différences concernent la durée de garde (18 mois avant mise en marché) et des critères géologiques plus restrictifs.

"On opte pour fromage et dessert"

« Notre entrée se fait par un dénominateur commun : les grès. C’est notre ADN » explique Jean-Louis Poudou, président de l’Association des Vignerons de Laure (qui porte ce projet avec le soutien du syndicat du cru Minervois). Particulièrement confiant dans l’issue du dossier, le vigneron effleure déjà l’idée de l’étape suivante : l’identification de micro-terroirs. Un préalable à la mise en place d’une hiérarchisation des crus de Corbières. « On opte pour fromage et dessert » plaisante d’avance Jean-Louis Poudou.

Mais face au maquis des appellations, est-il bien pertinent de rajouter une nouvelle couche ? « Plus les consommateurs seront perdus, plus ils seront heureux ! » rétorque Jean-Louis Poudou, particulièrement à toute vision globalisée du vignoble. « Si on veut connaître le vin, il faut faire l’effort de chercher et de travailler. La simplification de l’offre, ce serait un kolkhoze ambulant… »

Chiffres clés du Minervois

Sur soixante-et-une communes, l’AOC Minervois représente 3 500 hectares de vigne. Pour 167 caves particulières et 15 caves coopératives produisant 130 000 hectolitres de vin (86 % de rouge, 11 % de rosé et 3 % de blanc). A noter qu’en 1999 a été créé l’AOC Minervois-La Livinière, qui est indépendant de l'AOC Minervois (contrairement à la mention Minervois-Laure, qui y serait intégrée).

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé