LE FIL

Pas de pénurie

Interloire envoie un signal d’apaisement au marché

Mardi 31 mai 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 02/06/2016 11:58:54

Au global, Interloire estime que la région devrait vendanger un volume en baisse de 20 à 30 %.Au global, Interloire estime que la région devrait vendanger un volume en baisse de 20 à 30 %. - crédit photo : DR
Un peu plus d’un mois après l’épisode douloureux du gel, l’interprofession ligérienne écrit un communiqué qui se veut rassurant : il y aura du vin en Val de Loire.

« Le Val de Loire a la volonté de fournir les marchés en évitant les hausses de prix qui pourraient les déstabiliser» assure le président d’Interloire Gérard Vinet dans un communiqué. Ce texte veut envoyer un message rassurant aux marchés : il y aura du vin à vendre en 2017, notamment sur les appellations volumiques du Val de Loire telles que Cabernet d’Anjou, Rosé d’Anjou, Crémant de Loire et Vouvray. Pour les appellations très touchées comme Saint-Nicolas de Bourgueil, Chinon, Muscadet : Interloire préfère botter en touche. « Il conviendra de dresser un état des lieux au cas par cas étant donné l’hétérogénéité des situations » explique le communiqué, non sans entretenir un certain flou. Pour Camille Masson, directeur de l’Union des Maisons du Val de Loire, cette précaution vise à ne rien annoncer avant la récolte tant que tout danger n’est pas écarté. Mais, insiste-t-il, « le Val de Loire n’est pas en pénurie de vin ».

Une vendange en baisse de 20 à 30 %

Au global, Interloire estime que la région devrait vendanger un volume en baisse de 20 à 30 %  (pour 1,9 million d’hl produits en 2015) dans un contexte de stocks très faibles, estimés à 7,5 mois. Il est clair que les prix devraient connaître une envolée, certains échos assurant que la hausse est déjà une réalité. Négoce et production tentent tout de même de construire une ligne de conduite car d’aucuns redoutent une perte irrévocable des marchés si l’inflation devenait insoutenable. « Il convient de se souvenir que lorsque nous n’avons pas eu d’entente constructive, toute la filière y a perdu » rappelle Camille Masson. « La production doit raisonnable sur la hausse des prix, certes. Mais, c’est la demande qui fait monter les cours » constate François Chidaine, président du syndicat des vins de Montlouis sur Loire qui regrette : «l’absence de politique de valorisation dans la région. Mais, maintenant, c’est le bon moment pour la lancer. Il faut un projet partagé par toutes les organisations professionnelles pour aller dans ce sens». Reste désormais une question : comment la viticulture arbitrera-t-elle entre négoce et vente directe ? Si le négoce n’était pas assez servi, ceux sont les marchés exports qui seraient touchés. Or, ils étaient en plein développement ces dernières années.

Tags : Gel Val de Loire

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