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Satisfaction

Stéphane Le Foll promet des fonds pour lutter contre le dépérissement

Mardi 10 mai 2016 par Bertrand Collard

Jean-Marie Barillère (à droite) et Jérôme Despey (à gauche) sortent satisfaits de leur rencontre avec Stéphane Le Foll. L'Etat participera bien au financement du plan contre le dépérissement du vignoble.
Jean-Marie Barillère (à droite) et Jérôme Despey (à gauche) sortent satisfaits de leur rencontre avec Stéphane Le Foll. L'Etat participera bien au financement du plan contre le dépérissement du vignoble. - crédit photo : Bertrand Collard
Le 9 mai, lors d'une rencontre avec les principaux représentants de la filière viticole, le ministre de l'Agriculture a promis de débloquer 1,5 million d'euros par an pendant deux ans pour lutter contre le dépérissement. Il a également promis de prendre à bras le corps la question du port des EPI après le délai de rentrée.

Jean-Marie Barillère, président du Cniv, et Jérôme Despey, président du conseil des vins de FranceAgriMer, sont sortis satisfaits de leur réunion avec Stéphane Le Foll, ce 9 mai à Paris.

" Le ministre s'est engagé à obtenir les fonds pour activer l'ensemble du programme de lutte contre le dépérissement de la vigne que nous avons présenté le 7 avril. Il a répondu à la demande de la profession ", ont-ils souligné. En clair, les pouvoirs publics devraient apporter 1,5 million d'euros par an pendant deux ans, autant que le financement débloqué par la profession sous l'égide du Cniv.

Un financement significatif

Une partie de la somme doit provenir du Casdar et le reste de FranceAgriMer. Quand l'argent sera-t-il versé ? La question reste sans réponse. " Je ne l'ai pas posée, reconnaît Jean-Marie Barillère. L'essentiel pour nous était d'avoir l'assurance d'un financement significatif de la part du ministère de l'Agriculture pour engager rapidement le programme."

 

Autre sujet à l'ordre du jour : le port des EPI pour ceux qui travaillent dans les vignes après le délai de rentrée. L'AGPV présidée par Stéphane Héraud en a fait son cheval de bataille. Les firmes phytosanitaires indiquent qu'il faut porter des protections spécifiques pour un nombre croissant de leurs produits. L'AGPV estime que c'est impossible. Pour elle, soit les produits sont suffisamment sûrs pour qu'on puisse travailler dans les vignes sans protection particulière après le délai de rentrée, soit il faut les interdire. Elle défend cette position depuis plusieurs mois, sans résultat.

" Stéphane Le Foll nous a dit qu'il en faisait un sujet personnel, indique Stéphane Héraud, président de l'AGPV,  à l'issue de la réunion. Il va contacter le directeur de l'Anses pour appuyer notre proposition. Ce sujet nous a occupés un long moment. Le ministre le prend à cœur. "

 

Durant la réunion, il fut encore question du gel qui a frappé de nombreux vignobles, de l'OCM après 2018 et des autorisations de plantation. S'agissant du gel, des viticulteurs souhaiteront peut-être acheter de la vendange. Dans ce cas, ils devront prendre la carte de négociant. La profession demande que les procédures soient les plus simples possibles. Concernant l'OCM, elle a redit son refus des DPU en viticulture. Quant au dernier point, le ministre a demandé à la profession de s'entendre au sujet de l'avis que l'interprofession doit donner sur les contingents de plantations nouvelles. Avis simple ? Avis conforme ? Il faut trancher.

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