LE FIL

Potentiel de garde

Vouvray a fêté ses 80 ans

Lundi 18 avril 2016 par Ingrid Proust
Article mis à jour le 25/04/2016 10:34:22

Daniel Allias et Philippe Brisebarre, anciens présidents du syndicat des vins de Vouvray, devant l'un des tableaux dévoilés devant la maison du vin de Vouvray
Daniel Allias et Philippe Brisebarre, anciens présidents du syndicat des vins de Vouvray, devant l'un des tableaux dévoilés devant la maison du vin de Vouvray - crédit photo : Ingrid Proust
L’AOC Vouvray a célébré le 14 avril son 80e anniversaire. Un moment marquant partagé avec élus et journalistes, entre retour sur le passé et regards sur l’avenir et ses enjeux.

Vouvray a été l’une des premières appellations contrôlées reconnues en France en 1936. « A l’époque, la dénomination Vouvray était largement usurpée par des vins produits ailleurs qu’à Vouvray, indique Jean-Michel Pieaux, président de l’ODG Vouvray. Mais l’histoire de Vouvray débute dès le IVe siècle, avec Saint-Martin, évêque de Tours, qui aurait planté les premiers ceps sur un coteau surplombant la Loire. Plus tard, au XVIIe siècle, les Vouvray étaient déjà exportés vers l’Europe du Nord ». 

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Aujourd’hui, l’appellation expédie environ les deux-tiers de ses vins tranquilles hors des frontières, en premier lieu vers les Etats-Unis, tandis que ses fines bulles, développées seulement dans les années 40, sont commercialisées essentiellement en France. Fines bulles, sec, demi-sec, moelleux : ses quatre facettes et son savoir-faire, Vouvray les a mis en avant lors de son 80e anniversaire le 14 avril, en dévoilant devant son Espace du vin une série de tableaux signés de l’artiste Michel Audiard sur l’identité de l’AOC, et ses terroirs si propices à l’expression du chenin. Un cépage au potentiel de garde exceptionnel, comme en témoignent les Vouvray 1938 et 1947 dégustés par les journalistes invités par l’ODG à l’occasion de cet anniversaire.

« 80 ans, c’est un âge respectable mais plein de vie et de fraîcheur, sourit Jean-Michel Pieaux. Notre AOC a grandi en notoriété et en surface (2 200 ha en production aujourd’hui, 107 000 hl en 2015) et compte une nouvelle génération de vignerons ». Des jeunes producteurs qui contribuent à l’évolution des pratiques culturales. « Aujourd’hui 10% des surfaces de l’AOC sont en bio. Bien des vignerons ont mis en place la confusion sexuelle dans leurs vignes et s’orientent vers le travail du sol, constate Arnaud Hérivault, jeune vigneron en bio à Reugny. En matière d’environnement, nous devons également être vigilants face à l’urbanisation, notre vignoble n’étant qu’à quelques kilomètres de l’agglomération de Tours ». Autre enjeu pour l’AOC, renforcer la valorisation des Vouvray, en particulier pour les fines bulles en grande distribution.

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