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Crasse et bassesse
Un hectare vandalisé au Clos de l'Oum

Sis dans le Roussillon à Belesta, le domaine de 12 hectares a été victime d'acte de vandalisme dans des proportions rares : un hectare de syrah ont été complétements détruits.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 04 avril 2016
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Un hectare vandalisé au Clos de l'Oum
Photo de ce qui reste d'un pied de syrah, twittée par le Clos de l'Oum. - crédit photo : Clos de L'Oum
V

endredi 1er avril, dans l’après-midi, c’est la douche froide pour Eric Monné, propriétaire du Clos de l’Oum. Alors qu’il visite une de ses parcelles, il découvre qu’environ 3000 pieds ont été coupés net pour un préjudice évalué à 30 000 euros. « Il ne restait que les baguettes qui pendaient au fil » précise Eric Monné, avec beaucoup de calme malgré le drame. La parcelle de syrah taillée en guyot, qui entre dans l’assemblage des meilleures cuvées, a été vandalisée, complètement détruite.

Un carnage

Située à 2,5 kilomètres de Belesta, village du Roussillon où est situé le Clos de l’Oum, la parcelle est conduite et certifiée bio. A l’écart de toute vie et entourée de bois, la parcelle a donc connu un vrai carnage. Les ceps ont été méticuleusement tranchés. « Pour faire ce travail, il faut être plusieurs : la vigne est attaquée sur trente rangs. Les gens qui ont fait ça connaissaient la valeur de la vigne et qu’elle était conduite en guyot. Ils disposaient d'outils de gros sécateurs ou de sécateurs électriques car il y a des plaies de taille qui mesurent jusqu’à 5 centimètres de diamètre ».

Avait-il des opposants, était-il en conflit ? Selon le vigneron, il vivait des jours calmes et avait des relations cordiales avec les habitants de Bellesta. « Depuis cette découverte, j’ai eu beaucoup de réactions de soutien » rapporte Eric Monné. Notamment sur Tweeter, où le réseau social à témoigner de son soutien et de son indignation face à de tels actes, comme Grenache Association.

 

@OutsidersLR @ClotdelOum Pas de mot pour exprimer à quel point c'est scandaleux, bête, méchant. Je reste sans voix devant la bêtise humaine.

— Grenache Association (@grenache_global) 4 avril 2016

 

Une enquête de la gendarmerie est en cours pour retrouver le ou les auteurs de ce crime. En attendant, le vigneron a sollicité son assurance pour savoir s’il était couvert. Rien n’est moins sûr… Il cherche donc une solution pour sauver ce qu’il reste de sa parcelle. « Je vais attendre pour voir si des gourmands repartent. Si c’est le cas, je peux espérer récupérer une partie de la production d’ici deux à trois ans ».

De son côté, Loïc Pasquet, à la tête de Liber Pater en Gironde, victime lui-aussi de vandalisme à l’automne 2015 envoie au vigneron son soutien. « Je n’ai pas de nouvelles de l’enquête et je ne sais pas si, un jour, il y aura un résultat. Mais, il faut qu’Eric Monné garde courage. Mes vignes ont tendance à repousser. Il ne faut pas se décourager ! »

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Tous les commentaires (2)
phil974 Le 13 avril 2016 à 18:21:20
Courage et solidaire pour votre parcelle ?a va repousser Honte ? ceux qui on fait ?a
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BOYER Le 06 avril 2016 à 19:38:30
Quelle honte j'esp?re que l'enqu?te sera men?e ? son terme, on doit retrouver ces abrutis. Bon courage , je passerai vous acheter du vin. Andr? BOYER
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