LE FIL

Départ à la retraite

Bernard Molot, le « monsieur champignon » de l’IFV

Mardi 15 mars 2016 par Juliette Cassagnes

Bernard Molot a travaillé pendant 38 comme expert dans la protection du vignoble à l'IFV
Bernard Molot a travaillé pendant 38 comme expert dans la protection du vignoble à l'IFV - crédit photo : Marine Balue
Bernard Molot, surnommé le « monsieur champignon » de l’IFV, prend sa retraite après trente-huit années au sein de l’institut. En quatre décennies, l’expert de la protection du vignoble et des maladies a connu de grandes mutations. Interview.

Il est entré à l’IFV de Nîmes (nommé à l’époque « l’ITV ») le 1er avril 1978 et n’en est plus jamais parti… Après trente-huit ans en tant qu’expert français en biologie des parasites et protection du vignoble, Bernard Molot a gagné le droit de prendre sa retraite. Il quittera donc définitivement l’Institut à partir du 1er mai prochain. C’est son collègue Éric Chantelot qui prendra sa suite. Mais après presque quarante années passées au contact du vignoble français, quel regard porte-t-il sur la viticulture vis-à-vis de l’usage des produits phytosanitaires ? Quels progrès, mais aussi quels échecs a-t-il connu ? Entretien avec ce spécialiste quelques semaines avant son départ définitif.


Quelles sont les grandes évolutions que vous avez pu constater au cours de ces années en terme de protection du vignoble ?
Bernard Molot : Trois grandes périodes ont marqué mon parcours. Quand je suis arrivé à l’IFV, en 1978, c’était encore l’aire du « tout chimique » : à un problème correspondait une solution chimique. À cette époque, il s’agissait pour moi de poser les premières pierres de la modélisation. En 1983, le premier modèle mildiou sortait. Les années 1980 correspondent donc à la période pendant laquelle ont été jetées les bases de la protection raisonnée ; on prenait conscience qu’il était possible de diminuer les quantités de produits utilisées. Lors des années 1990, la protection raisonnée était entrée dans les mœurs, avec la recherche de diminution des phytos, devenue une problématique de la filière. Au cours de cette décennie, nous avons réussi, grâce à la protection raisonnée (confusion sexuelle, auxiliaires pour la lutte insecticide, connaissance des seuils de nuisibilité, etc.) et à l’emploi des modèles maladies, à diminuer de 50 % les quantités utilisées au niveau français !

Concernant la troisième période enfin, les années 2000, l’objectif a été donné, par le plan « Ecophyto », de diminuer de 50 % l’usage des produits phytosanitaires… Mais nous savions que nous allions dans le mur. Refaire ce que l’on a déjà fait, on ne sait pas faire… Cet objectif est très difficile à atteindre. D’ailleurs, les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture le confirment.


Vous pensez donc que les limites ont été atteintes en terme de diminution des produits phyto ?
BM : Il y a encore une marge de manœuvre avec le réglage et la qualité de la pulvérisation de l’ordre de 20 à 30 %. Mais concernant les interventions, nous sommes rendus au minimum du minimum en terme de protection antimildiou et anti-oïdium. L’absence de solutions alternatives aux phytos dignes de ce nom me fait dire que nous sommes au bout de la baisse.


Quid du bio ?
BM : Le bio n’est pas une alternative crédible à cause de la toxicité du cuivre. Trouvez-moi un produit de remplacement, et je signe tout de suite ! Le discours politique vis-à-vis du bio n’est pas rationnel.


Quel regard portez-vous sur la situation aujourd’hui ?
BM : Nous sommes dans une période où l’attente est sociétale : vis-à-vis du consommateur, il faut supprimer tous les pesticides, et seul le bio est bon… C’est devenu irrationnel et parfois risible. La priorité ne devrait-elle pas être plutôt donnée à éduquer le consommateur lui-même ? Nous sommes tombés dans une paranoïa antipesticides et à deux doigts de connaître des impasses techniques, avec la menace de suppression des fongicides multisites antimildiou : folpel, mancozèbe, etc. Si on les enlève, qu’est-ce qui va rester ?

Les grands médias publient régulièrement des reportages à charge… Mais ce n’est pas du travail de journaliste : il ne s’agit pas d’enquêtes mais de véritables prêches. Les consommateurs sont donc sensibilisés sur ces aspects noirs, sans avoir conscience de l’évolution positive. Il y a donc un énorme besoin que la filière communique sur ce qui se fait dans le vignoble.


D’autres points qui ont marqué ces dernières décennies dans la filière viticole ?
BM : Le grand ménage des produits phytosanitaires : les organochlorés, comme le lindane, et les organophosphorés. Il fallait le faire, cela a été très bénéfique. J’ai également pu constater l’augmentation considérable du niveau de formation des viticulteurs en deux générations. Les fils ou filles de vignerons qui s’installent aujourd’hui ont un bagage technique et scientifique qui est loin d’être ridicule ! Nous assistons à une véritable professionnalisation et à une spécialisation du métier.


Votre principal écueil rencontré ?
BM : Mon plus gros constat d’échec, douloureux, est celui de la flavescence dorée. Nous en sommes réduits au même point qu’en 1983. La lutte contre cette maladie n’avance pas, je ne vois pas l’ombre d’une solution de remplacement des traitements insecticides chez nous.


Qu’allez-vous faire maintenant ?
BM : Je compte bien en profiter… Je vais voyager ! Je garderai une petite activité d’expertise si on a besoin de moi. Je conserve aussi toutes les bonnes adresses de vins que j’ai accumulées. Mon activité m’a permis de générer des amitiés durables et profondes avec des vignerons, à force de temps passé dans les caves ! En viticulture, les relations sont plus faciles à tisser que dans les autres filières agricoles, cela a été un aspect non négligeable de mon travail.

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VOS RÉACTIONS
Bernard Molot Le 05 avril 2016 à 14:06:52
Louis, promis on en parle à Ribaute! Beaucoup de vrai dans ce que vous dites. Mais ... ayant travaillé un certain temps sur des vignes franches de pied, je les considère - mais à rendement comparable- comme aussi sensibles à tout ce qui traîne comme pathogènes dans le secteur que leurs homologues greffées, voire bien plus par exemple si on parle anguillules... Le rendement est une composante majeure de la sensibilité (pas qu'en vigne!!) et toute estimation de sensibilité doit être faite par rapport au rendement et donc à ses composantes: densité, porosité foliaire, compacité des grappes, fumure, parcelles limitrophes, quantité d'inoculum etc etc... A bientôt mais ailleurs, pour ne pas lancer un débat général sur la viticulture o))))
Paggu Le 28 mars 2016 à 15:44:09
Un professionnel, un vrai. Bernard est et restera un grand observateur, vulgarisateur au sens noble du terme qui n'a pas peur de mouiller sa chemise et de démontrer par la pratique. Certains conseilleurs ferait bien d'en prendre de la graine qui en font plus avec leur langue et leur salive qu'avec leur mains et leur sueur et qui ne sont pas avares "d'à peu prêts" et de "sources sures". Les émissions racoleuses ont malheureusement encore de grands jours devant elles. Salutations ardéchoises.
craoux Le 27 mars 2016 à 18:14:09
Merci pour l'éclairage sur les voies de financement ... et "respect" pour vos convictions nourries de l'expérience ! .... Ne laissez pas rouiller tout ce savoir ... Bon vent pour cette prochaine étape qui arrive.
jmc Le 26 mars 2016 à 19:16:49
Depuis mes études dans les années 90 vous avez été pour moi un guide et un Pape de la biologie des champignons pathogènes, etc..Cependant les 3 périodes dont vous parlez sont pour moi décalées dans le temps.la période 1 a durée malheureusement trop longtemps , jusque dans les années 2000 pour une grande majorité de viti. espérant vous rencontrer un jour( je fais aussi du bon vin ) je vous souhaite de bon moments a venir. jmc
julian louis Le 26 mars 2016 à 00:15:56
si le mildiou ,identifié pour la première fois en France dans le bordelais en 1879, a fait de gros dégâts et fait brutalement chuter la production de vin, alors que le Phylloxéra ,découvert à Pujaut en1863 n'avait pas ou très peu affecté cette production (16 années séparent ces dates !) c'est qu'il a trouvé dans la vigne greffée de quoi le nourrir beaucoup plus que sur une vigne franche de pied : la grande vigueur que donne la racine Américaine a fait disparaître la Folle blanche du vignoble de Cognac devenue après le greffage très sensible au botrytis . Le petit village de La Bastide du Vert dans le lot a vu la quasi totalité de ses habitants (700, tous vignerons) émigrer en Amérique latine , car la vigne avait migré vers la plaine du lot à cause des rendements incomparables avec leurs maigres terrasses qui pourtant avaient fait la réputation du Cahors. Si Lucien Daniel, nommé par le gouvernement de l'époque pour étudier les conséquences du greffage sur la qualité du vin ,avait conclu qu'il y avait modification de la vigne , il fut contré par les "Américanistes" L'augmentation de production est incontestable , l'adaptation aux divers terroirs est délicate d'où profusion, au début, de croisements divers et variés; nous n'avons pas de porte greffe passe partout , et les pépiniéristes ont multiplié ceux qui produisaient beaucoup de bois et bouturaient bien . on ne peut nier que le point de greffe est sélectif vis à vis de la qualité de la sève , on voit les carences magnésiennes qui ont certainement des répercussions sur la santé de la vigne , mais d'autres ne se voient pas et sont quand même présentes . l'augmentation du sucre dans les baies (changement climatique à part ) est en partie du aux difficultés qu'a l'amidon a traverser ce filtre pour descendre dans les racines Chaboussou dans "santé des cultures " cite Pantanelli qui a particulièrement étudié la relation vigne et mildiou en 1921 concluant que la composition de la sève est déterminante pour que le champignon se développe ou non j'ai donc tendance à penser comme Lucien Daniel que la physiologie de la vigne a été modifiée par le greffage ce qui expliquerait cette explosion du mildiou ( qui était bien connu des anglais , ce mot signifie goutte de rosée ,qui le voyaient dans les serres où ils cultivaient de la vigne) Bernard , quand vous dites plus bio que bio , il vaudrait mieux dire sans produits de la chimie organique de synthèse dérivée du craquage du pétrole, ce qui ne veut pas dire que les sols des vignes étaient en bon état au niveau fonctionnement biologique , la fumure organique utilisée de préférence sur les cultures vivrières . Quand j'ai repris les vignes de ma famille , les sols pourtant sans chimie dure (un peu de NPK) étaient, pour certains, en piteux état :pas de complexe argilo humique donc gros ravinements chaque année à l'automne ( après 40 ans de bio bientôt , ça a bien changé ) J'observe chaque année les quelques ceps qui ont survécu à l'abandon, il y a 50 ,ans d'une vigne il y a un pied de grand noir de la calmette( ou petit bouchet )qui a grimpé dans une aubépine et un aramon au ras du sol : je n'ai jamais vu ,ni mildiou ni oïdium sur ces ceps avec une production très faible pour l'aramon un grapillon ou deux ,plus importante sur le grand noir (un à deux kgs ) Mais depuis le retour du black rot en 97 ce pied est régulièrement atteint et est en train de disparaître. (il y a des vignes autour ) j'ai aussi suivi un pied de carignan qui avait survécu à l'arrachage, plus récent, d'une autre vigne : c'était mon signal pour l'oïdium à ma surprise au bout de 6 à 7 ans: plus du tout d'oïdium et encore pas mal de raisins la souche est couverte de ronces et les sarments ont grimpé sur un frêne qui a poussé à coté. Je suis persuadé qu'en privilégiant la lutte contre le pathogène par rapport au reste , on a perdu du temps car si ce qui l'attire est toujours là le pathogène revient ( si vous avez du grain à la ferme vous pouvez avoir des chats, des hiboux, du poison, des pièges vous avez toujours des rats ou des souris) qu'est ce qui attire le mildiou ou non ? Pantanelli avait trouvé que les composés solubles d'azote et de phosphore étaient les plus attractifs, mais non volatils donc il penchait pour des amino-acides comme des peptones et il disait aussi que les acides libres (tartrique , malique...)ainsi que les sels alcalins et les phosphates métalliques repoussaient les zoospores. Donc chiche à ribaute pour poursuivre . amicalement
BAUDOUIN PATRICK Le 25 mars 2016 à 22:40:13
je trouve ce débat étonnant. Je suis en bio (vigneron en Anjou) certifié depuis 2005. Nous utilisons des doses de cuivre dérisoires, très en dessous du maximum bio autorisé, et nous nous en sortons aussi bien, les années difficiles, que les "chimiques". Bien sûr, le soufre et le cuivre que nous utilisons en bio sont des produits "chimiques" également..Ce qui est étonnant, dans l'interview de M. Molot, c'est que son seul angle de bilan, c'est la "protection" des plantes. Le problème, c'est qu'il s'agit de plantes, ou de leurs fruits, comme le raisin, qui sont dans un environnement et une consommation humaines. Donc il faut analyser non seulement la santé des plantes, mais aussi, surtout ? la santé des humains autour, par et pour lesquels les plantes sont cultivées...Et là, pas un mot..Il y a une analyse bénéfice risque à faire. A efficacité égale, quels risques pour le soufre et le cuivre, quels risques environnementaux, humains, pour le mancozèbe, le folpel, etc...? Il y a des éléments de réponse : un exemple parmi d'autres : http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/2014/02/04/pesticides-plus-de-1-200-medecins-ont-signe-la-petition-initiee-par-leurs-confreres-limousins_1858886.html . Pour moi la problématique est celle que posait déjà notre tourangeau Rabelais : "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". Si les chercheurs, aussi compétents et honnêtes soient-ils, n'intègrent pas leurs recherches et leur réflexion dans une vision globale de la place de l'humanité dans son biotope, on va...où nous allons actuellement...dans le mur...
Bernard Molot Le 24 mars 2016 à 19:19:31
Des réponses rapides (et tardives pardon): Craoux: les 2 mon général! En ce qui concerne les "alternatifs" les demandes émanaient majoritairement de structures professionnelles ( ITAB, Civam bio etc). Les essais étaient parfois conduits simultanément par plusieurs organismes. voltaire: (la minuscule est volontaire pour éviter toute confusion avec l'original: peut-être un ego en rapport avec le post de Rol?) Si démontrer que certains alternatifs sont des pièges à gogos revient à aider les produits chimiques, j'assume! Au fait, les sels cupriques, le soufre sont, à ma connaissance, des produits chimiques non? Merci pour le bon vent, qui reste le meilleur des fongicides o))).... Louis Julian: Je partage beaucoup de vos constats et idées. Mais il faudra toutefois m'expliquer pourquoi le mildiou a fait autant de dégâts à son arrivée en France. Car à cette époque les vignes étaient ... plus bio que bio: sélection massale, fumure organique exclusive, rendements faibles, aucune mécanisation.. Ce qui me fait penser que les défenses naturelles ne doivent pas être surestimées. On en reparle à Ribaute avec plaisir! Carroget Jacques: certes c'est la dose qui fait le poison, mais l'un des problèmes reste, que vous le vouliez ou non, son inexorable accumulation. L'impossibilité de faire pousser des céréales sur des sols viticoles saturés en Cu n'est pas une caricature mais une réalité. Heureusement pas trop courante je vous le concède. Bésinet: les panneaux récupérateurs sont effectivement une piste. Mais réservée à certains vignobles: palissage irréprochable et sol plat. Sinon la durée de vie des panneaux sera...brève! Mildiou et oïdium: les variétés résistantes sont "dans les tuyaux", mais il ne faudra surtout pas oublier black-rot et autres anthracnose/mélanose. Rappel: le black-rot c'est +/- 50000Hl en moins en 2015 dans le Gard ...
craoux Le 23 mars 2016 à 22:05:23
Sur le site de l'IFV je n'arrive pas à trouver la réponse à cette question : est-ce que la recherche fondamentale est financée par l'état ou est-ce que le secteur privé peut "contractualiser" avec l'IFV ? .. dans la mesure où l'INRA peut être financé par le secteur privé pour mener ses travaux sur des problématiques identifiées, je me demande si ... mais je dois être un chieur. Mais quand même ...
Olivier Yobrégat Le 23 mars 2016 à 16:03:14
Cher M. Voltaire, durant sa longue carrière, Bernard, que je connais bien et que je considère comme un ami, comme ça vous n'aurez pas besoin de chercher sur internet que je travaille dans le même organisme que lui, aura beaucoup plus fait pour la réduction et la substitution des phytos les plus problématiques que tous les jeteurs de sorts et d'anathèmes. Il aura aussi, rassurez-vous, testé d'innombrables "alternatives" de la façon la plus objective du monde pour se rendre compte des limites de beaucoup de ces solutions, voire de leur parfaite inefficacité selon les cas. Mais ça ne nous empêche pas, encore et encore de rechercher et tester tout ce qui peut se présenter (biocontrôle, extraits, tisanes et huiles diverses, moyens physiques, etc., sans oublier l’exploitation des gènes de résistance). Et votre commentaire consternant n'y changera rien, heureusement.
Voltaire Le 21 mars 2016 à 07:46:20
A la retraite, comme tous les produits chimiques qu'il aura aidé pendant des décennies...sans aucune autre recherche "objective" d'alternative. Bon vent !
julian louis Le 18 mars 2016 à 22:26:23
l'irrationnel dont parle Bernard Molot pour qualifier l'engouement du consommateur envers le bio, n'est-il pas du à l'exagération de la prise de bénéfices des firmes phytosanitaires (bien mal nommées)? qui ne manqueront pas d'ici peut à se confronter à la juste colère des médecins . Une centaine parmi les plus réputés en France viennent de publier une lettre accusant les grands laboratoires pharmaceutiques de ruiner la protection sociale et de faire des profits colossaux , condamnant à court terme les malades les plus pauvres à être démunis de soins . Henri Joyeux vient de dépasser le million de signature en faveur de sa demande pour que les labos refabrique un vaccin DTP 7 fois moins cher et dénué d'adjuvants toxiques comme l'aluminium que celui qui est proposé en ce moment . Charles Sultan, après avoir constaté, dans le service pédiatrie qu'il dirige à Montpellier,un nombre préoccupant de malformations chez les bébés , ne cesse d'alerter sur les dangers des pesticides en tout genres , les enfants d'agriculteurs étant statistiquement plus atteints , il en a conclu logiquement que les pesticides utilisés en agriculture sont en première ligne. Bernard Molot ,dont j'ai régulièrement suivi le travail de réduction des pesticides fait logiquement le constat des limites auxquelles ils s'est confronté , ses marges de manoeuvre sans doute limitées par les budgets ; sa méthodologie était faussée dès le départ car pour tester des produits alternatifs (anti mildiou ou anti oidium )il eu fallu remettre la vigne dans ses conditions réelles de culture, et on n'est pas "bio " au bout de trois ans après des années de chimiothérapie . j'invite Bernard qui a eu ma fille Marie en stage à venir prolonger la discussion à Ribaute amicalement , louis julian
Patrick Le 18 mars 2016 à 14:47:52
Bonne retraite, après ces années d'activités. Tu verras on s'y fait vite. Je t'appellerai pour des conseils techniques qui seront plus axés sur la truffe. A' bientôt je l'espère aux Bourdils avec Ber.
carroget jacques Le 18 mars 2016 à 06:40:18
La position sur la bio est caricaturale le cuivre est un élément essentiel à la vie et reprenons sur ce produit Paracelse c'est la quantité qui fait le poison aucune étude n'a démontrée au doses d'usage , dans des sols vivants, la nocivité du cuivre. l'utopie chimique n'est qu'un leurre
sylvaplana Le 17 mars 2016 à 17:31:45
Je me permets un commentaire entièrement déconnecté du départ à la retraite de Mr Molot , mais plutôt une réaction épidermique aux autres commentaires. Que chacun se rassure en pensant que les produits de synthèses sont encore notre seul avenir agricole pourquoi pas nous avons tous la liberté de choix. Mais le cuivre à vraiment bon dos chez les experts de la protection du vignoble, surtout quand ils affirment qu'il n'y a aucune autre alternative en bio et que par contre ils donnent ( pour la majorité d'entre eux ) des fruits, viandes et légumes bio à leurs enfants et qu'ils traitent les tomates du jardin familial avec des terpènes d'orange ou du fénugrec et autres purins de plantes. En tout cas en Languedoc -Roussillon de nombreux conseillers phytos et vignerons se reconnaîtrons!
ber Le 17 mars 2016 à 16:47:06
bonne retraite, fais nous signe pour une soirée refuge aux Bourdils avec Patrick
Blanchard Pierre Le 16 mars 2016 à 14:23:57
salut Bernard bienvenue au club j'apprécie fort ton analyse et ta franchise sur les traitements phyto; le travail de Pépère est loin d’être fini . les politiques et certains bios , n'ont pas les pieds sur terre et rêvent. prend une bonne retraite et si d'occasion tu passes sur Jurançon ou Madiran , n'hésite pas à me faire signe , nous ferons une tournée dans les bonnes caves. amicalement Pierre
charly Le 16 mars 2016 à 11:38:09
faite suivre le discoure de se grand sage à l'ensemble des rédactions, c'est indispensable dans une période d’extrémisme et de radicalisation en tout genre .
Besinet Le 16 mars 2016 à 10:42:00
Excellente analyse Les panneaux récupérateurs : peuvent-ils réduire la conso de phytos s'ils sont mis au point et aidés fortement par des subventions CEE qui peuvent débloquer la situation : trop cher parce que très petite série Mildion et oîdium par le génome ?? Qu'en pensez-vous ? Merci Et bons voyages dans les vignes du monde...
rol Le 16 mars 2016 à 10:32:26
Voila un" EXPERT " qui pense totalement de la meme façon que moi....Rassurant que des personnes expertes indiscutables osent donner leur diagnostic sans peur d'etre pourchassé par les BLA-BLATEURS pour etre éventré ou pendu ....Vraiment heureux de ne pas se sentir seul ...... Quant au delirium tremens des Crapoux ou consorts....il suffit de les ignorer.....ils n'ont ni la compétence ni l'experience technique et ... seule la dérive des réseaux sociaux qui autorise n'importe qui à propager n'importe quoi leurs permet de satisfaire leur monstrueux EGO........Bonne Retraite à Bernard...
julian louis Le 15 mars 2016 à 23:16:09
M Molot , quand vous parlez de la toxicité du cuivre ,c'était quand la dose homologuée était de 25Kg de BB à 20% de cu métal par Ha et par traitement . C'est certains que des sols qui ont porté de la vigne pendant 100 ans à ce régime ,surtout s'ils sont acides ,sont saturés et que des conséquences sur la vie microbienne de ces sols sont avérées . Quand j'ai débuté le Bio en 79 ( j'ai 65 ans et toujours en activité) j'avais trouvé que ces 25 kg cela faisait beaucoup , j'en mettais 15 ; aujourd'hui j'en suis à 2 soit 400g de cu métal . en 2015 j'ai fait 6 passages entre le 5 mai et le 14 juin , sans souci avec mildiou et black rot bien présent chez nous depuis 97 (je suis à ribaute) En 6 passages j'ai mis moins de la moitié de ce qui était préconisé pour un traitement ! et pour un résultat je suis persuadé qu'avec des panneaux récupérateurs on peu diminuer encore . et si on reprenait les études de Branas , confirmées par Chaboussou sur le rôle de la nutrition , ( le mildiou vient , pas pour nous emmerder , mais parce qu'il trouve de quoi manger , à certains moments sur les organes verts de la vigne) on saurait quel est le stade exact de sensibilité, et un ou deux traitements suffiraient...ou aucun si on arrive à comprendre comment certaines vignes résistent ... Bonne retraite , amicalement , louis julian
Christian Simon Le 15 mars 2016 à 22:39:42
On s'est connu quand je travaillais dans la presse viticole, rencontrés aussi sur le Biladi qui nous menait pour des voyages 4x4 au Maroc. Je te souhaite de partir pour de nouvelles destinations. Pas une ligne à ajouter sur ce que tu viens de déclarer. J'adhére. Trés amicalement.
oniv21 Le 15 mars 2016 à 22:09:16
Bonne retraite méritée à Bernard Molot. J'apprécie les éléments de conclusion d'une vie professionnelle bien remplie, que je partage et qu'il faudrait mieux faire connaître (position sur le bio et le cuivre; avancées très significatives dans les gammes de "pesticides", position des médias nationaux, et impasses techniques actuelles sur la lutte contre la FD et la limitation des phytos) Ce réalisme devrait être largement partagé.
christophe coupez Le 15 mars 2016 à 18:50:32
Bernard, à présent que vous allez avoir du temps, vous êtes le bienvenu en Médoc. Ce fut pour moi un grand honneur de vous croiser lors de ma précédente vie en Provence. Au plaisir de vous revoir et profitez-en bien. Amicalement. Christophe
Fran275 Le 15 mars 2016 à 18:21:17
Des paroles sages, objectives, exprimées par une personne qui connaît la viticulture.Elise Lucet, dont l'émission a été malhonnête devrait le rencontrer.Il faut absolument que la profession s'exprime de nouveau et soit offensive face aux médias et autres groupes écolo-bobos.
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