LE FIL

Passer à l’offensive

La coopération italienne et française crée un think tank

Jeudi 10 mars 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 11/03/2016 16:36:59

Le Wine Institute veut susciter le débat sur le politique économique européenne en matière de vin. Une nouvelle voix dans le débat est née !
Le Wine Institute veut susciter le débat sur le politique économique européenne en matière de vin. Une nouvelle voix dans le débat est née ! - crédit photo : DR
Ce 10 mars, le Wine Institute a soufflé son coup d’envoi officiel. Ce think tank a pour vocation d’émettre des recommandations en matière de politique européenne viticole.

« Le Wine Institute n’a pas vocation à créer des consensus mais à susciter et animer les débats. Il s’agit de prendre un peu l’air et réfléchir davantage à ce qu’il faudrait faire plutôt que de prévoir la stratégie pour parvenir à un accord politique. Le Wine Institute est là pour donner une autre ambition au débat européen » indique Luc Vernet, responsable des relations publiques pour Farm Europe. Celui-ci, créé il y a environ un an, est un think tank agricole où se croisent diverses organisations issues de la filière agricole. Sous l’impulsion de la coopération française et italienne, il lance le Wine Institute chargé de réfléchir spécifiquement aux questions viticoles.

"Notre feuille de route est claire : il s’agit d’anticiper les échéances"

« Notre feuille de route est claire : il s’agit d’anticiper les échéances » explique Luc Vernet. En clair : au lieu d’éteindre des feux auprès de l’Union européenne et du Parlement, il s’agit d’être force de proposition. Dans le viseur du Wine Institute : l’après-2020 et toutes les questions qui se posent à la filière, comme la simplification, l’étiquetage, l’innovation et le changement climatique. Mais la principale d’entre-elle est certainement la segmentation et sa question quasi-corollaire, l’export et la promotion.

En effet, tout comme en France, le choix de la stratégie commerciale européenne est tiraillé entre deux options : continuer à jouer la carte du haut de gamme (la filière viticole européenne, ce sont 9 milliards d’euros de la balance commerciale positive de l’UE) ou choisir de rester le leader mondial du vin en choisissant d’être ambitieux sur tous les segments de marché, dont l’entrée de gamme. « C’est une réflexion à avoir et elle sera au cœur de nos recommandations » commente Luc Vernet. Un rapport commandé par l'Union européenne, fin 2014, avait d'ailleurs émis des propositions très libérales sur ce sujet.

Le Wine Institute veut aussi réfléchir à la promotion de l’exportation. Une agence européenne de promotion des produits agricoles vient d’être créée. Le think tank va étudier comment la filière européenne peut l’utiliser.

Enfin, il sera inévitablement question des autorisations de plantation. Il s’agira de voir comment le système est appliqué et qu’elles pourraient être les recommandations pour l’améliorer.

Bref, une nouvelle voix de la filière à Bruxelles est en train de naître, ce qui risque de changer quelque peu la stratégie du lobbying actuel et pousser les traditionnelles organisations à faire, eux aussi, des recommandations.

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