LE FIL

Rosés de Provence

Le CIVP maintient le cap sur sa stratégie

Mardi 08 mars 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 11/03/2016 16:31:18

Au micro, Alain Baccino, président du CIVP : 'Nous avons deux objectifs : poursuivre la croissance à l’export et de développer l’oenotourisme »
Au micro, Alain Baccino, président du CIVP : 'Nous avons deux objectifs : poursuivre la croissance à l’export et de développer l’oenotourisme » - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Conforter l’image haut de gamme des rosés de Provence, développer l’export et l’oenotourisme : telle est la recette du succès des rosés de Provence. Un plan que le CIVP entend poursuivre.

« Aujourd’hui, les rosés en AOP frôlent les 40% des parts de marché en France et 39% des vins de cette couleur sont des vins de Provence » indique Michel Couderc, responsable économie du CIVP. Le succès de la Provence, version rosée, se confirme d’année en année. Pour entretenir cette dynamique, le CIVP a annoncé, le 7 mars, que sa stratégie était de « poursuivre le développement à l’export et de développer l’oenotourisme ». L’export connaît en effet un développement exponentiel : en dix ans, l’exportation a augmenté de 287%. Désormais, 21% des volumes des vins de Provence sont expédiées hors de l'Hexagone, soit 31 millions de bouteilles. Second axe, l’oenotourisme vise a conforter les ventes locales, non négligeables pour l’économie de la région : 19% des volumes, soit près de 30 millions de bouteilles, sont commercialisés en circuit court.

La région dans la tête des consommateurs

Ce développement commercial s’appuie sur un positionnement qualitatif des rosés de Provence, que le consommateur semble percevoir. En témoigne, le baromètre 2016 réalisé par la Wine Intelligence. La région est placée en tête par les consommateurs qui associent spontanément la Provence au vin Rosé soit 36% des répondants. Ils lui accordent une image valorisante : 72% leur accordent un goût vraiment agréable, 67% le considère comme un vin de terroir. Enfin, le baromètre montre que les consommateurs sont prêts à payer en moyenne entre 4 et 11 euros pour une bouteille de vin rosé, et entre 4,5 et 12 euros pour un Rosé de Provence. « Ils sont même 16% à assurer être prêts à débourser plus de 20 euros pour une rosé de Provence » complète Michel Couderc. Ce dernier assure sans hésiter que « de nombreux indicateurs laissent penser qu’il est encore possible de monter en gamme pour les rosés de Provence ».

Reste qu’il faudra assurer les disponibilités. Plusieurs solutions s’offrent aux producteurs provençaux pour assurer la croissance. Des autorisations de plantation ont été demandées en 2016 pour l’équivalent de 0,8% de la surface des aires appellations Rosés de Provence. Par ailleurs, une procédure à l’INAO est en cours pour inclure 9 nouvelles communes dans l’aire d’appellation AOC Côte de Provence. Enfin, l’ajustement des rendements selon le millésime permet d’adapter le volume annuellement. De quoi assurer une croissance du potentiel de production pour la star des rosés.

Bulles de Provence
Le dossier de création d’effervescents AOP en Provence avance. Le CIVP a annoncé le 7 mars qu’une procédure permettra d’autorisation une vinification en effervescent dans les cahiers des charges des trois appellations rosés de Provence. Actuellement, une vingtaine de producteurs produisent des fines bulles dans la région, produisant environ 5 millions de cols, selon les estimations du CIVP.

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