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Cépages résistants
« C'est dans l'intérêt des vignerons qu'ils sachent ce qu'ils plantent »

Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l'IFV, défend la méthode d'expérimentation et de sélection des variétés résistantes choisie par la recherche publique. Il rappelle qu'elle vise à protéger les intérêts des producteurs.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 01 mars 2016
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« C'est dans l'intérêt des vignerons qu'ils sachent ce qu'ils plantent »
Face aux maladies de la vigne, des variétés résistantes vont être inscrites dès cette année. En 2017, celles d'obtention françaises arriveront sur le marché. Pour l'IFV, elles sont plus abouties. - crédit photo : DR
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e message a été expliqué et ré-expliqué : la recherche française sera apte à mettre sur le marché des cépages résistants à partir de 2017 (soit bien après l’Allemagne ou l’Italie), car elle a choisi de suivre une méthode qui garantit « l’intérêt des producteurs » martèle Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l’IFV. Montré du doigt, critiqué sur sa lenteur, l’IFV veut rappeler que les choix faits le sont pour assurer aux producteurs le matériel végétal le plus performant.

Définition agronomique et oenologique

« Nous disposons d’un géniteur polygénique qui garantit une résistance durable. Ce géniteur va nous permettre de proposer une offre qui s’enrichira au fil des années » souligne-t-il. Au-delà de la caractéristique polygénique qui, selon l’INRA, permet d’assurer la pérennité de la résistance dans le temps, les variétés qui sortiront du pipeline de la recherche publique sont également testées pour vérifier leur adaptation « à la mécanisation du vignoble, que ce soit pour la taille ou la vendange ». Les vins micro-vinifiés qui en sont issus sont dégustés pour « décrire leur profil aromatique et donner aux vignerons tous les éléments de choix, en toute transparence ».

Ainsi, pour l’IFV, la recherche publique française va offrir aux vignerons français des variétés plus abouties que celles qui pourraient être inscrites cette année car elles auront été examinées sous toutes les coutures. Avec elles, le vigneron ne partira pas dans une inconnue agronomique et oenologique. « N’oublions pas que l’on plante pour plus de 20 ans » insiste Jean-Pierre Van Ruyskensvelde. Et comme pour ajouter la cerise sur le gâteau, il annonce : « dans le cadre du programme sur le dépérissement, nous allons travailler pour identifier les marqueurs de résistance qui font que certains cépages sont moins sensibles que d’autres aux problématiques de maladie du bois, de flavescence dorée...». Dans dix ans peut-être la France proposera ainsi des variétés résistantes à l’une des maladies liées au dépérissement…

 

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