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Australie
Une application pour mieux estimer les dégâts d'oïdium sur grappes

Le but de cet outil gratuit est d'entraîner l'oeil des opérateurs du vignoble, pour mieux évaluer son niveau de développement.
Par Alexandre Abellan Le 25 février 2016
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Une application pour mieux estimer les dégâts d'oïdium sur grappes
Disponible gratuitement sur les plate-formes de téléchargement australiennes, cette application est une étape de vulgarisation dans un projet de recherche plus vaste. - crédit photo : University of Adelaide
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i-décembre 2015, l’université d’Adelaide a lancé l’application PMapp* sur smartphones et tablettes, afin d’affiner l’estimation visuelle des niveaux de pression de l’oïdium sur des parcelles. Se voulant simple d’utilisation, cet outil se résume à des modélisations de grappes infectées par l’oïdium, selon plusieurs niveaux d’intensité et de répartitions spatiales. Par rapide comparaison visuelle, l’utilisateur peut ainsi noter le pourcentage d’infection d’une grappe bien réelle.

« Le but ultime de la R&D en la matière est de développer des méthodes analytiques objectives, pour estimer les niveaux d’infection. Alors que les estimations visuelles sont subjectives, cette application doit faciliter les évaluations » promet le docteur Liz Waters (Wine Australia). Elle souligne également que cet outil force à une plus grande concentration, permettant d’éviter les confusions entre tâches d’oïdium et traces de poussière ou de résidus de traitements.

« PMapp est un outil facile à utiliser, qui aide à évaluer de manière efficace la gravité et l'incidence de l'oïdium sur le vignoble » résume le site InfoWine, qui a repéré l’innovation. Classé dans les applications de « référence », cet outil est disponible pour smartphones et tablettes sur Android et iOS (mais seulement sur l’iTunes store australien pour cette dernière extension). A noter qu’en octobre dernier, l’université australienne a également publié une application, Viticanopy, pour modéliser l’architecture de la vigne (surface foliaire, porosité.)…

L’oïdium, maladie la plus coûteuse de la vigne australienne

L’objectif de l’outil est d’étayer les décisions de vendanges/vinifications et, in fine, le niveau de valorisation des raisins et vins. Car l’oïdium « cause de sérieux problèmes qualitatifs sur les vins, avec des défauts aromatiques ou des sensations huileuses en bouche. La filière a de fait une faible tolérance à la présence d’oïdium sur grappes et rejette souvent des lots ayant 3 à 6 % de dégâts visibles » rappelle le professeur Eileen Scott, qui a piloté le projet PMapp.

Pour l’Université d’Adelaide, l’oïdium est « la maladie la plus coûteuse de la filière vin », avec un impact estimé à 50 millions €/an (en perte de production et coûts de contrôle). Cette application s’insère dans un plus vaste programme de développement d’outils de mesure pour quantifier l’oïdium, notamment avec des mesures spectroscopiques.

 

* : Pour Powdery Mildew App, soit l'application Oïdium en français.

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