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Pré-Vinisud
Le vin de Saint-Valentin accordé au féminin

À la veille du salon Vinisud, l'association de 18 femmes vigneronnes du Languedoc-Roussillon dévoile le charme de ses cuvées, sans céder au kitsch de Cupidon.
Par Alexandre Abellan Le 14 février 2016
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Le vin de Saint-Valentin accordé au féminin
Dégustations aux chandelles pour les Vinifilles, ce 14 février au Café Gazette (jusqu'à 23 heures) - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
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« On n'a pas choisi la date, les Vinifilles tiennent toujours leur soirée la veille de Vinisud. Et c’est tombé un 14 février cette année ! On a mis les chandelles pour le thème… Mais pas de coeurs ou de froufous » s’amuse Valérie Tabarie-Ibanez, la présidente de l’association Vinifilles et vigneronne au domaine de Roquemalle (AOC Grès-de-Montpellier).

Attendant 350 dégustateurs professionnels ce 14 février à Montpellier, les 18 membres des Vinifilles naviguent ainsi entre décontraction festive et dégustation professionnelle. Initialement lancé comme un évènement détendu avant le salon, ce rendez-vous a dû s’adapter à la demande de dégustations pré-salon, servant de sélection avant une visite sur leur stand au parc des expositions (hall A4, stand A 96).

Association féminine plus que féministe

Pur produit du Languedoc-Roussillon (allant de Collioure aux Costières de Nîmes), Vinifilles a été créée en 2009 pour regrouper 18 femmes vigneronnes. Et pas des vins de femmes nuancent ses membres. Réunies par l’amitié, ces professionnelles témoignent avant tout d’un groupe d’entre-aide et de partage d’expériences. « On se parle aussi bien de technique que d’économie, on est dans le vrai » témoigne Marie Chauffray (Réserve d’O, AOC Terrasses du Larzac). « Avec les garçons, il est facile d’échanger sur les problèmes à la vigne, mais pas sur les soucis de trésorerie ou de salariés… » ajoute-t-elle.

Au delà des échanges d’expériences, « le groupement facilite la vie. Aujourd’hui faire des bons vins ne suffit plus pour se différencier. Le nerf de la guerre c'est la promotion » martèle Valérie Tabarie-Ibanez. Partisane du jeu collectif, elle n’est pas peu satisfaite qu’une communication groupée ait été montée par les quatre dégustations se tenant dans le centre-ville de Montpellier, la veille de Vinisud (celles du Conseil Interprofessionnel des Vins du Languedoc, de Grenache Association et des Outsiders du Languedoc).

Vinimecs acceptés
« Nous ne sommes pas contre les hommes, mais tout contre les hommes » plaisante Valérie Tabarie-Ibanez. Preuve en est Alain Buguiére (Mas Thélème, AOC Pic Saint-Loup), qui remplace sa femme derrière son stand, une perruque à portée de main, sait-on jamais.
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