LE FIL

VInisud 2016

A la découverte des cépages méditerranéens méconnus

Vendredi 12 février 2016 par Alexandre Abellan

Présente à l’édition 2014 de Vinisud, la jeune association Wine Mosaic en avait profité pour se faire connaître (elle a été fondée en 2013).
Présente à l’édition 2014 de Vinisud, la jeune association Wine Mosaic en avait profité pour se faire connaître (elle a été fondée en 2013). - crédit photo : Wine Mosaic
Berceau historique de la culture de la vigne, la Méditerranée dispose d’une palette de cépages autochtones qui seront mis à l’honneur lors du salon international des vins méditerranéens (15-17 février au parc expo de Montpellier).

Pour sa deuxième présence au salon montpelliérain Vinisud, l’association Wine Mosaic bénéficie de 300 m2 dans le hall A4 (stand A12). Gracieusement mis à sa disposition par Adhesion Group, cet espace est dédié aux cépages rares de Méditerranée pour sensibiliser les professionnels  : qu’il s’agisse de producteurs ou de metteurs en marché. « L’idée est de démontrer que les cépages originaux ont un potentiel, tant pour la qualité des vins que pour l’intérêt commercial » résume Arnaud Daphy, co-fondateur de Wine Mosaic.

"On ne parle de vin de cépage, mais du cépage à l’intérieur du vin"

Pour se faire, cet espace d’expression méditerranéenne mise sur la pédagogie et accueille du 15 au 17 février une trentaine de vignerons (de Croatie, de France, de Grèce, d’Italie, du Liban et du Portugal) et une centaine d’échantillons du pourtour méditerranéen (avec presque autant de cépages originaux). Sur les trois jours de salon, Wine Mosaic organise également 13 conférences-dégustations animées par des vignerons et sommeliers. « L’idée est d’avoir du contenu pour qui s’intéresse aux cépages originaux. Ce n’est pas commercial, c’est l’occasion de parler, au-delà d’une cuvée, de son cépage et de sa région » explique Arnaud Daphy.

Tout savoir sur les cépages modestes

L'association organisera également une conférence le lundi 15 février présentant les résultats d'une étude de six mois sur une sélection de 74 cépages modestes, plantés sur moins de 2 000 hectares. Réalisée par l'ingénieur agronome Héloïse Mahé (Montpellier Supagro, qui a financé l'étude via sa Fondation), cette étude a été dévoilée le 27 novembre 2015 (lors du symposium de Wine Mosaic à Marseille). Il y est fait un point sur la situation et l’avenir des cépages autochtones des régions méditerranéennes françaises (la valorisation corse, le dynamisme languedocien, le risque du tout-rosé en Provence et le potentiel rhodanien), en passant aussi par des régions d’Espagne (la Catalogne et son identité propice aux initiatives privées) et d’Italie (la Ligurie et son programme de valorisation). Un travail est actuellement en cours sur des fiches pratiques, réunissant les caractères ampéliograhiques et potentiels agronomiques d'une sélection de cépages. « L’idée est maintenant d’étendre l’étude à d’autres régions viticoles et à d’autres champs d’application, pour passer de l’agronomie au commercial » précise Arnaud Daphy.

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