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En développement

Un capteur autonome des rendements viticoles

Jeudi 04 février 2016 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 10/02/2016 17:58:40

Tant que le brevet n'est pas déposé, le prototype ne se dévoile que très partiellement (et timidement).
Tant que le brevet n'est pas déposé, le prototype ne se dévoile que très partiellement (et timidement). - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Proposant une alternative aux méthodes manuelles d’estimation des rendements, des chercheurs bordelais ont développé un prototype d’analyses d’images dont les premiers résultats sont « plutôt très encourageants ».

« On a inventé l’appareil photo numérique » blague l’enseignant-chercheur Christian Germain (Bordeaux Science Agro), présentant le prototype du premier système automatique d’estimation des rendements viticoles. Plus que son esprit potache, c’est le potentiel de son innovation qui a soulevé l’intérêt lors du colloque sur les capteurs, organisé par Vitinnov ce 2 février à Bordeaux Science Agro. Développé par un consortium de recherche, ce capteur doit répondre à la demande de la cave coopérative de Tutiac pour mieux estimer les rendements de ses adhérents. « Même avec l’historique par parcelles, on n’arrive pas à avoir une précision satisfaisante, même la veille des vendanges » explique Sarah Côme, technicienne viticole pour les Vignerons de Tutiac

Extrapolations

Développé début 2015, ce prototype a été expérimenté sur la dernière campagne. Fixé sur un quad ou un tracteur, il semble des plus rustiques avec son imposant boitier étanche (contenant une caméra, un capteur ultra-son, un GPS, un flash, un ordinateur et une batterie). Cet ensemble autonome permet cependant de photographier tous les mètres la vigne, puis de reconnaître les grappes et de proposer une estimation de rendement à l’instant donné. Si la modélisation par imagerie des grappes a été validée, toute la difficulté réside dans l’extrapolation de ces mesures à un rendement potentiel. Le calcul dépend à la fois de données disponibles (le nombre et la forme des grappes pour un type de parcelle déterminée) et d’informations plus délicates à déterminer (le poids des baies et le facteur de correction du modèle).

Discrétion

Un dépôt de brevet étant en cours, les résultats obtenus ne sont pour l’instant pas détaillés. Ils sont simplement annoncés « plutôt très encourageants » par Christian Germain, qui souligne qu’un second round expérimental va être lancé pour la campagne 2016. Son objectif est de mobiliser de nouvelles parcelles (deux ont été testées l’an dernier), pour valider l’approche de ce capteur et peaufiner son modèle. Financé par Aquitaine Science Transfert et la cave coopérative de Tutiac, le projet EARN a aiguisé l’intérêt d’un certain nombre de participants du colloque Vitinnov. Si certains estiment que les conditions climatiques de fin de saison pèseront toujours aurant sur ce modèle (pluie de fin de saison comme coups de chaud…), d’autres ne cachent pas leur souhait de se joindre à la phase de tests pour juger sur pièce.

 



« Je crois fortement que l’imagerie embarquée peut se faire à coûts réduits. C’est un véritable avantage concurrentiel, il n’y a pas besoin de lancer une campagne d’acquisition »
estime Christian Germain, posant avec le prototype B du projet EARN.

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