LE FIL

Maladies du bois

Hennessy et l’Inra- Bordeaux Sciences Agro officialisent leur collaboration

Mardi 02 février 2016 par Christelle Stef

Bernard Peillon, président de la maison Hennessy et Patrice Rey, de l'Inra-Bordeaux Sciences Agro ont officialisé leur collaboration
Bernard Peillon, président de la maison Hennessy et Patrice Rey, de l'Inra-Bordeaux Sciences Agro ont officialisé leur collaboration - crédit photo : Christelle Stef
L’équipe de chercheurs de l’Inra-Bordeaux Sciences Agro pilotée par Patrice Rey a remporté l’appel à projet sur les maladies du bois de la maison Hennessy. Lundi 1er février les deux parties ont officialisé leur collaboration qui se concrétise par une dotation de 600 000 €.

« C’est la première fois qu' Hennessy s’engage dans du mécénat scientifique », a expliqué Bernard Peillon, le président de la célèbre maison de Cognac le 1er février à Paris, lors de la remise officielle de la dotation de 600 000 € à l’équipe de recherche qui a remportée l’appel à projet sur les maladies du bois : l’UMR « Santé et Agroécologie du vignoble » de l’Inra Bordeaux Sciences Agro dont le chef de file est Patrice Rey. « Actuellement nos viticulteurs en sont réduit à compter les pieds morts, à les arracher, puis  à les replanter (…) Nous nous devions d’agir », a justifié Bernard Peillon.

« Cet appel à projet a été pour nous une excellente surprise. Cela va nous aider à aller plus loin dans les programmes existants et à explorer de nouvelles pistes », a reconnu Patrice Rey.

Evaluation des modes de taille

Pendant trois ans, en collaboration avec différents acteurs nationaux et internationaux, l’équipe lauréate va ainsi travailler sur plusieurs thématiques dont certaines ont une finalité à court terme et d’autres à plus long terme. Elle va notamment étudier l’impact des modes de taille sur l’expression des maladies du bois en comparant la taille mécanique et la taille manuelle ; la taille respectueuse des flux de sève et la taille classique. Elle va également évaluer s’il y existe des différences entre le greffage traditionnel et le greffage en place. Elle va aussi travailler sur le curetage des ceps. « C’est une technique qui semble prometteuse mais on va regarder si économiquement c’est applicable », a précisé Patrice Rey. D’autres recherches porteront sur la recherche de sources de résistance ou de tolérances au sein des différents cépages et des clones. Enfin, les chercheurs vont étudier l’impact du climat sur l’expression des maladies du bois, notamment la manière dont réagit la plante vis-à-vis des pathogènes en cas de choc thermique selon qu’elle est en situation de stress hydrique ou non.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé