LE FIL

En avance

Belle dynamique pour les vins IGP Pays d’Oc bio

Lundi 11 janvier 2016 par Michèle Trévoux
Article mis à jour le 15/01/2016 10:16:43

Le vrac en IGP OC bio connaît une tendance très positive cette année.
Le vrac en IGP OC bio connaît une tendance très positive cette année. - crédit photo : DR
Marché tonique pour les IGP Pays d’Oc bio. Les contrats sont en forte hausse, la demande ne cesse de croître et les prix progressent sagement.
La campagne est bien engagée pour les vins biologiques en IGP Pays d’Oc. Contrairement aux vins conventionnels, dont les volumes sont recul, le marché vrac des bio est très en avance par rapport à l’année dernière : 42 159 hl étaient contractés fin novembre contre 18 221 hl à la même date en 2014.
Ce dynamisme est commun aux trois couleurs, mais c’est sur les rouges que la progression est la plus spectaculaire, avec 16 629 hl enregistrés contre 5 171 hl l’an dernier soit une hausse de 220 %. Sur les blancs et les rosés, les volumes ont quasiment doublé : 10 357 hl en rosé et 15 173 hl en blanc.
Raffermissement des prix en rouges et rosés
Les prix, qui avaient commencé à se redresser au cours de la dernière campagne après plusieurs années de baisse, continuent à se raffermir en rouge et en blanc : respectivement 129 €/hl (+4,9 %), et 142,70 €/hl (+3,7 %), mais ils s’effritent légèrement en rosé : 124,50 €/hl (-0,9 %).
« Nous sommes sur un marché qui connaît des progressions à deux chiffres. Cette année, on s’attend à une croissance de 10 à 12 % du marché. Le fort développement de la production à partir de 2011 a été déterminant pour l’essor des vins bio. La qualité s’est considérablement améliorée et nous sommes aujourd’hui en mesure de proposer des vins d’un très bon rapport qualité prix, d’où nos succès commerciaux. Cette année, nous enregistrons une progression de 27 % de nos volumes de vente », confie Jacques Frelin, patron-fondateur de Terroirs Vivants, une maison de négoce spécialisée dans les vins bio.
« Nous constatons un accroissement de la demande »
À la cave de Vergèze dans le Gard, premier producteur français de vins bio, le directeur Jean-Luc Andrieu confirme cette dynamique du marché. « À l’inverse de l’an dernier où la campagne avait démarré tardivement, cette année nous avons quasiment vendu tous nos vins bio, soit 55 000 hl. Nous constatons un accroissement de la demande : nos clients historiques accroissent leurs volumes d’achat et nous avons de nouveaux clients. Nous avons comme objectif de maintenir un différentiel de prix de 30 % par rapport aux vins conventionnels. Nous y parvenons pour les rouges et rosés. En Chardonnay, les prix du conventionnel ont tellement augmenté que nous n’avons pas souhaité imposer de telles hausses à nos clients. Nous sommes restés dans une fourchette de prix de 145 à 160 €/hl ».
Cette dynamique du marché est de bon augure à quelques jours de l’ouverture de la 23e édition du salon Millésime bio qui se tient du 25 au 27 janvier prochain, à Montpellier. Ce rendez-vous unique en France et dans le monde regroupera, cette année, 872 exposants, soit une centaine de plus que la précédente édition. Et comme l’an dernier, il y a toujours une centaine de candidats en liste d’attente pour 2017. La rançon du succès.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé