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Sud-Ouest

Gaillac mise sur la diversité de ses cépages

Lundi 14 décembre 2015 par Marion Sepeau Ivaldi

Le prunelard fait l'objet d'une demande de reconnaissance en tant que cépage principal auprès de l'INAO
Le prunelard fait l'objet d'une demande de reconnaissance en tant que cépage principal auprès de l'INAO - crédit photo : DR
Alors que l’ODG a engagé une modification de son cahier des charges pour se donner davantage de souplesse sur l’utilisation des cépages, Gaillac promeut son appellation en misant sur une tendance : celle des cépages anciens.

Duras, Braucol, Duras, Prunelard, Mauzac ou Loin de l’œil… les cépages de Gaillac ont une carte à jouer avec l’attention grandissante qui se porte sur les cépages rares ou oubliés. De quoi faire oublier l’image d’appellation polymorphe, produisant à tous les râteliers : rouges, blancs, rosés, effervescents ou encore liquoreux. « Les cépages autochtones sont notre atout » affirme Carole Fontanier, chargée de communication de l’ODG. Les cépages font d’ailleurs l’objet d’une demande de cahier des charges auprès de l’INAO. « Nous demandons à ce que le duras et le braucol puissent être utilisés en monocépage. Le prunelard fait l’objet d’une demande de classement en cépage principal de l’appellation ». Ce dernier connaît un certain succès auprès des vignerons. En 10 ans, 50 hectares ont été plantés alors qu’il avait pratiquement disparu. Il est d’ailleurs sujet à débat. Certains le prône en monocépage comme les Domaines Labarthe, Plageole, Laroque, Bareau, Carcenac et de Salmes. Mais d’autres le voient surtout en assemblage comme Aurélie Balaran, Château l’Enclos des Roses. L’avenir dira laquelle des deux voies aura la préférence du consommateur. 

Tags : Gaillac Cépage

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