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Crémants de Bordeaux
Jaillance va investir 1,2 million d'euros pour doubler le stockage de Brouette

Se trouvant déjà à l'étroit sur son site de production bordelais flambant neuf, le groupe coopératif drômois va lancer fin 2016 des travaux d'agrandissement conséquents. Pour absorber la croissance de ses approvisionnements en 2015, des caves seront louées.
Par Alexandre Abellan Le 11 décembre 2015
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Jaillance va investir 1,2 million d'euros pour doubler le stockage de Brouette
Pour augmenter ce volume de 1,3 à 2,5 millions de cols (M€), Jaillance va déposer, durant le premier trimestre 2016, une demande de permis de construire pour agrandir son outil de production. - crédit photo : Jaillance
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n activité depuis janvier 2014, le site de production des crémants Brouette, à Peujard (Gironde) « commence déjà à être trop juste… C’est un problème de riches », s’amuse Jean-Louis Bergès, le directeur général de Jaillance. Bénéficiant de marchés porteurs pour les marques Brouette et de sa prestation de production avec les Cordeliers (voir encadré), les capacités de stockage de Brouette sont atteintes. Pour augmenter ce volume de 1,3 à 2,5 millions de cols (M€), Jaillance va déposer, durant le premier trimestre 2016, une demande de permis de construire pour agrandir son outil de production. Validé par le conseil d’administration de Jaillance, ce projet bénéficiera d’une enveloppe de 1,2 M€ (avec l’achat du terrain, le site originel avait coûté 2,5 M€).
 
Achats en hausse de 50%
 
Attestant d’une conjoncture favorable pour les crémants, cet investissement témoigne également d’une production de vins de base plus généreuse en 2015, en Gironde. Après deux millésimes aux approvisionnements délicats, la campagne 2015-2016 permet d’augmenter la production. « En 2013 et 2014, on n’arrivait pas à obtenir ce que l’on voulait », rapporte Jean-Louis Bergès, cette année, « nos achats sont en hausse de 40 à 50 %. Le souci actuel, c’est que les prix sont en train de flamber ! Tous les opérateurs cherchent des approvisionnements : la demande est forte, l’offre est ferme ! » Pour absorber le supplément de volumes produits, en attendant l’extension de son site, Brouette louera des caves pour stocker ses vins après le tirage.

Les hauts et les bas du rachat de Brouette par Jaillance
Racheté en 2001, à la barre du tribunal de commerce de Bordeaux, le négoce Brouette n’a pas toujours été une filiale aisée à manier pour le groupe Jaillance. « Pendant des années, cela a été un vrai calvaire, lié à la reprise de l’entreprise elle-même », glisse Jean-Louis Bergès. Après de mauvaises passes, l’intégration s’est apaisée, notamment avec la signature en octobre 2013 d’un partenariat entre Jaillance et la société libournaise des Cordeliers. Le premier a racheté le fonds de commerce de la prestation « prise de mousse » du second (soit de la champagnisation jusqu’au dégorgement), qui est lui-même rentré au capital de Brouette.
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