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Tout un symbole : l'UVB ferme ses portes

L'Union des vignerons du Beaujolais, la structure qui fédérait les ODG des Beaujolais et des Crus, s'arrêtera définitivement d'ici fin décembre 2015. Une page se tourne donc, puisque cela met un terme à 70 ans d'unité entre les deux ODG.
Par Juliette Cassagnes Le 09 décembre 2015
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Tout un symbole : l'UVB ferme ses portes
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'union « officielle » qui liait entre eux, depuis 70 ans, les deux Organismes de défense et de gestion (ODG) du Beaujolais et des Crus du Beaujolais vient d'être définitivement rompue. L'UVB (Union des vignerons du Beaujolais), la structure fédératrice des syndicats d'appellations du vignoble, fermera définitivement ses portes d'ici la fin décembre 2015.

L'arrêt de l'UVB se traduit par le licenciement économique de quatre personnes, sur les huit salariés initialement présents, dont son directeur, François Roth; ils quitteront la structure le 18 décembre 2015. Les locaux fermeront le 15 décembre 2015.

Se tourner vers l'avenir

Les quatre autres personnes restantes travailleront quant à elles au sein de la nouvelle « Commission commerciale viticole », née de la transformation de l'UVB par modification de ses statuts. Cette « cellule » sera une simple structure « de moyens », mise au service de tous les vignerons de la région. Administrée par un Conseil restreint, elle aura notamment pour missions la vente de capsules congés et la gestion du plan collectif de restructuration du bassin. Ses bureaux seront situés au « 210 », au sein du pôle viticulture du Beaujolais de Villefranche-sur-Saône.

La fin de l'UVB permet ainsi à chaque ODG de récupérer son autonomie dans la défense de son appellation. « Même si l'UVB avait un rôle amoindri depuis la réforme des ODG, cela reste un tournant car cela met fin à 70 ans d'histoire d'unité beaujolaise. L'UVB représentait l'organe politique et la voie des vignerons du Beaujolais, c'est donc une page qui se tourne, indique Denis Chilliet, ex-délégué général. Mais je reste convaincu que tout reste à faire pour demain, car les vignerons auront besoin de ne parler que d'une seule voix en Beaujolais ».

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