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Grand ménage
Sud Vin bio expérimente l'aspirateur à cicadelle

Pour lutter contre la flavescence dorée, tous les moyens sont bons. Sud Vin Bio qui cherche toujours une solution de lutte efficace, a testé l'élimination mécanique. Avec un certain succès.
Par Michèle Trévoux Le 08 décembre 2015
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Sud Vin bio expérimente l'aspirateur à cicadelle
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l fallait y penser. Pour se débarrasser de la cicadellede la flavescence dorée, Nicolas Constant de Sud Vin bio et des vignerons bio du Languedoc-Roussillon ont eu l’idée de tester un aspirateur à cicadelles.

« J’avais fait des essais à très petite échelle avec un aspirateur à dos qui semblait donner de bons résultats. Cette année, nous avons testé cette technique sur deux parcelles entières. Nous avons utilisé un appareil dont les collectivités locales se servent pour ramasser les feuilles mortes que nous avons adapté à la prise de force d’un tracteur », explique Nicolas Constant.

Deux passages par rang

Les cicadelles aspirées sont broyées par la turbine et ressortent sous forme de débris du côté de la soufflerie. « On est obligé de passer deux fois dans le même rang pour aspirer d’un côté et souffler de l’autre à l’aller, puis pour faire l’inverse au retour, précise l’ingénieur. En effet, il ne suffit pas d’aspirer sur une face du rang. Il faut en même temps souffler sur l’autre face pour créer un fort courant d’air, capable d’aspirer les cicadelles. »

A priori les phytoseidae (ex : typhlodromes)  ne sont pas aspirés

Les essais montrent qu’un traitement au pyrèthre suivi de deux passages d’aspirateur à 5 jours d’intervalle réduisent de plus de 90%les populations de cicadelles.En comparaison, l’efficacité d’un seul traitement au pyrèthre ne dépasse pas 80%. Quant à l’aspiration seule, avec deux passages, elle atteint 70% d’efficacité.

Cette élimination mécanique n'est pas sélective : tous les insectes sont aspirés. Mais "A priori les phytoseidae (ex : typhlodromes)  ne sont pas aspirés car trop petits. Ils ont donc une "prise au vent " moindre que des insectes plus gros. En revanche, il n'y a ni résidu et ni persistance d'action de molécules. L'impact sur les insectes ne serait que ponctuel. Le fait que la cicadelle n'ait qu'un seul cycle par an est favorable à des effets peu persistants" explique Nicolas Constant.

« Ces résultats sont encourageants », souligne Nicolas Constant qui compte poursuivre les essais l’an prochain pour perfectionner le matériel.

 

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