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Bassin ligérien

Accord sur les plantations nouvelles d'AOP mais tension sur celles d'IGP

Mardi 10 novembre 2015 par Patrick Touchais La Vigne - Vitisphere
Article mis à jour le 12/11/2015 21:06:17

Bassin ligérien : accord sur les plantations nouvelles d'AOP mais tension sur celles d'IGP
Au conseil de bassin Val de Loire Centre, les demandes de contingents de plantation en AOC ont fait l’unanimité. En revanche, les discussions restent vives au sujet de la plantation d’IGP dans le Cher, les AOC refusant cette éventualité.

417 ha de plantations nouvelles en AOC ont été demandés et validés par le conseil de bassin Val de Loire-Centre lors de sa dernière réunion du 29 octobre. La majorité des appellations a souhaité se doter d’un contingent pour limiter l’extension de ses surfaces. Seule une poignée de petites AOC (chateaumeillant, touraine noble-joué, haut-poitou…) n’a rien demandé. Sur ces requêtes, aucun débat n’a eu lieu, production et négoce étant d’accord.

En revanche, le contingent de 81 ha demandé par les vins sans IG a été un peu plus bataillé. Les représentants des ODG, des VIF et des coopératives se sont appuyés sur un recensement des besoins pour déterminer ce quota. A l’inverse, le négoce a milité pour ne pas fixer de contingent, pour répondre aux marchés nationaux. Au final, le contingent de 81 ha (concentré pour l’essentiel sur les départements 44 ; 49, 86 et 41) a été adopté, moins quelques votes d’oppositions.

Enfin, c’est sur les IGP que les débats ont été les plus vifs, en particulier dans le département du Cher (vignoble de Sancerre et ses satellites). Dans les autres départements, les 40 ha proposés, ont été votés sans encombre. Mais dans le Cher, comme ils l’avaient déjà signifié lors du congrès de la Cnaoc en avril dernier, les producteurs des AOC du département (sancerre, menetou-salon, reuilly, quincy…) ne veulent pas d’IGP sauvignon ou pinot, à proximité de leurs aires de production, craignant un détournement de notoriété. Au vu des dissensions, le préfet coordinateur du bassin, Henri-Michel Comet a demandé un moratoire jusqu’au 31 mars 2016 pour tenter de déminer le dossier. D’ici là, les plantations nouvelles d’IGP dans ce secteur sont bloquées.

Toutes ces demandes vont être étudiées par les Comités nationaux vins et IGP de l’Inao, puis le conseil spécialisé de FranceAgriMer, avant une validation définitive par le ministère de l’Agriculture.

 

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