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Média 

Un « web-documentaire » sur le vin et le réchauffement climatique

Lundi 09 novembre 2015 par Juliette Cassagnes

Média : un « web-documentaire » sur le vin et le réchauffement climatique
Télérama publie sur son site internet un "web-documentaire" sur le thème du réchauffement climatique et son impact sur la vigne. Des viticulteurs témoignent sur les moyens qu'ils mettent en oeuvre pour s'adapter.

Le magazine Télérama propose en ce moment sur son site internet « telerama.fr » un « web-documentaire » sur le vin. Son titre, d'actualité puisqu'à quelques semaines de la Cop 21 : « Ca chauffe dans les vignobles ».

 

Ses deux auteurs, Vincent Remy et Jérémie Couston, ont recueilli le témoignage de vignerons « inventifs », qui « mettent en cause les pratiques standardisées de la profession et qui cherchent des solutions nouvelles » pour répondre aux enjeux du réchauffement climatique. « Ils sont de plus en plus nombreux à comprendre que l'avenir de la vigne, du vin, ne passe pas par la chimie, mais par des réponses subtiles, plurielles, fondées sur une compréhension fine de la plante et du terroir dans lequel elle s'épanouit », expliquent les auteurs.

 

Le premier témoignage est celui d'Alexandre Bain, viticulteur en appellation Pouilly-Fumé. Celui-ci explique que le recours à la biodynamie peut être une réponse au réchauffement climatique et détaille ses pratiques : travail du sol avec chevaux, utilisation de préparations biodynamiques pour aider la vigne à s'enraciner plus profondément, sélection massale ou encore non-rognage du bourgeon terminal, pour « un meilleur équilibre hormonal » de la plante. Il expérimente également de faire pousser des pépins de raisins prélevés sur une très vieille vigne, afin de générer un nouveau matériel génétique, qui pourrait, pourquoi pas, permettre de mieux affronter le réchauffement.

 

On découvre ensuite un vigneron corse, Marc Imbert, dont le domaine est conduit en viticulture biologique. Il évoque le labour, « essentiel pour lutter contre les maladies et la sécheresse », mais aussi le problème du climat, devenu beaucoup plus aléatoire, avec des hivers de moins en moins froids : « La neige a pourtant un rôle vitalisant sur la vigne et tue les bactéries », explique t'il. 

 

Suit le témoignage de Jean-Claude Rateau, vigneron à Beaune et président du GEST (Groupement d’étude et de suivi des terroirs). Celui-ci prône deux pistes : une manière plus libre et plus diversifiée de conduire la vigne, comme la lyre, et le recours aux vieux cépages bourguignons, afin que le vin de Bourgogne « garde son identité, mise à mal par la chaleur qui rend le raisin trop sucré ».

 

La dernière rencontre nous emmène en Angleterre, chez Tim Phillips. Celui-ci raconte comment il a abandonné une carrière de comptable pour devenir, à 45 ans, néovigneron. « Si l’augmentation des températures dans le sud de l’Angleterre réjouit les viticulteurs, elle ne les empêche pas de bombarder leurs raisins d’engrais, fongicides, insecticides…,indiquent les auteurs. Tim Phillips, lui, a opté pour l’agriculture biologique , ultra marginale ».

En résumé, des témoignages intéressants mais peu approfondis et malheureusement ponctués de quelques raccourcis et commentaires subjectifs de la part des auteurs, qui pourront agacer une certaine catégorie de lecteurs...

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