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Languedoc-Roussillon

La propagation de la flavescence dorée ne semble pas pouvoir s'arrêter

Jeudi 05 novembre 2015 par Michèle Trévoux La Vigne - Vitisphere
Article mis à jour le 12/11/2015 10:00:35

Languedoc-Roussillon : la propagation de la flavescence dorée ne semble pas pouvoir s'arrêter
SudVinBio et la chambre d’agriculture du Languedoc-Roussillon ont présenté un état des lieux de la flavescence dorée dans la région, mardi 3 novembre à Narbonne (Aude). En recrudescence dans la région, la maladie nécessite une lutte collective rigoureuse.

La flavescence dorée gagne du terrain en Languedoc-Roussillon. C’est ce qu’ont expliqué SudVinBio et la chambre régionale d’agriculture lors d’une conférence le mardi 3 novembre, à Narbonne (Aude). Carte à l’appui, les intervenants ont montré que cette progression s’est accentuée en 2015, sans pour autant donner de chiffres précis.

"Il faut être draconien dans la mise en œuvre des mesures de lutte obligatoire"

Le Gard, l’Aude et les Pyrénées-Orientales sont les plus touchés. Pourtant, dans le Sud du Gard, des mesures prises ont permis de limiter l’impact de la maladie, même si celle-ci reste présente. Mais de nouveaux foyers sont apparus en 2013 dans la partie rhodanienne du vignoble gardois, où la maladie s’est propagée très rapidement. L’Hérault, aujourd’hui moins impacté, a cependant observé la présence de la maladie dans de nouvelles communes depuis le début de l’année.

 

De nombreux professionnels s’étaient déplacés pour assister à cette conférence très suivie. L’occasion de rappeler que seule une lutte collective et pérenne permet de faire face à ce fléau. Un point sur lequel Christophe Pueyo du SRAL a largement insisté. «Mais il faut être draconien dans la mise en œuvre des mesures de lutte obligatoire », a-t-il soutenu.

 

Réduire les produits phytosanitaires

Pour appuyer ce propos, Antoine Verpy a présenté les résultats obtenus par le GDON du Libournais, lesquels ont fortement impressionné l’assistance. En 2014, celui-ci a réduit l’utilisation des insecticides de 83% et a diminué le ratio de pieds contaminés/ha prospectés. Le secret : une prospection de 25% des vignes chaque année (3 000 ha par an) et la mise en place de protocoles de lutte personnalisés. Le protocole de traitement obligatoire individualisé à la parcelle permet un premier niveau de réduction d’insecticides. Le monitoring des populations de cicadelles avec seuil de déclenchement du traitement en permet un second.

Josquin Lernoud, de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, a profité de cette réunion pour rappeler les trois piliers de la lutte : le traitement à l’eau chaude en pépinière, la prospection au vignoble et la lutte insecticide. Des mesures prophylactiques, comme l’épamprage, peuvent améliorer l’efficacité des traitements.

 

Conférence sur la Flavescence Dorée - Narbonne - 3 novembre 2015 : Christophe Pueyo (DRAAF - SRAL LR) from SUDVINBIO on Vimeo.

Cette vidéo est un extrait de la journée du 3 Novembre, pour retrouver l'intégralité des conférences, c'est par ici.

 

 

 

Viticulture bio : des essais de lutte avec une huile minérale donnent des résultats
En bio, le pyrètre naturel reste le seul traitement autorisé. Les essais menés par SudVinbio en partenariat avec les chambres d’agriculture n’ont pas encore permis de trouver de solutions alternatives. Les produits de bio-contrôle testés ont soit une efficacité insuffisante ou aléatoire, soit des coûts inacceptables. Toutefois, de récents essais ont montré des résultats satisfaisants avec un produit à base d’huile minérale. Des résultats qui restent à confirmer dans les années à venir.

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