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InVivo Wine

Opération séduction dans le Languedoc-Roussillon

Mardi 03 novembre 2015 par Michèle Trévoux La Vigne - Vitisphere

 InVivo Wine : Opération séduction dans le Languedoc-Roussillon
InVivo Wine a pour ambition de faire émerger un leader coopératif viticole à l’exportation. Le 28 octobre à Narbonne (Aude), l’entreprise a tenté de séduire les coopératives languedociennes.

Le projet suscite de la curiosité. Le 28 octobre, à Narbonne, près de 80 dirigeants de caves coopératives de la région ont  répondu présents à l’invitation lancée par le groupe In Vivo.

Le premier groupe coopératif français s’est récemment positionné sur le marché du vin en créant InVivo Wine, structure qui s’appuie sur Vinadéis (ex-Val d’Orbieu), premier groupe coopératif viticole français, et sur deux sociétés de négoce: Cordier Mestrezat grand crus, à Bordeaux, et Vignobles du Soleil, basée à Saint-Gilles (Gard). Ce nouvel opérateur nourrit de grandes ambitions.

« Nous voulons redonner aux vins français la place qu’ils méritent à l’international. Nous allons développer une offre de vins premiums, qui s’appuiera sur des marques fortes, notamment Cordier », indique Bertrand Girard, directeur général d’InVivo Wine.

Les caves coopératives de la région sont invitées à participer à ce projet, en s’engageant à apporter un volume correspondant à 20% de leur production et en souscrivant au capital d’Invivo Wine à hauteur d’un euro par hl de leur production annuelle. Des conditions qui s’accommodent mal du contexte actuel de tension sur les marchés.

« Toute notre production est vendue. Je ne vois pas l’intérêt  d’amputer mes clients actuels de 20% de leur volume pour fournir InVivo Wine. Qui plus est, en payant », confie un directeur. Certains sont sceptiques quant à la capacité de Vinadéis à se positionner sur des vins premiums : « Val d’Orbieu est plus spécialiste des prix cassés que des vins chers », souligne Martial Borie, président de l’Occitane.

D’autres caves attendent d’en savoir un peu plus pour se positionner. « C’est une démarche intéressante. Ils ont une bonne analyse des problèmes et des capacités financières pour investir dans le marketing. Il faut déjà voir comment tout ça se met en place sur les volumes qu’ils ont déjà à vendre »,  commente Jean-Louis Refle, directeur de la cave de Montagnac.

« C’est un projet à dix ans. Sept à huit caves ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt.  Et qui sait comment évoluera le marché cette année ? Notre proposition reste ouverte », précise Bertrand Girard.

 

 

[Crédit photo : In vivo]

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