LE FIL

Il faut « apprendre à jouer collectif »

Jeudi 22 mars 2012 par AFP

Le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, a estimé le 20 mars à Bruges (Gironde), près de Bordeaux, que la filière viticole disposait d'un potentiel de croissance « très important » dans la mesure où elle accepte de travailler « en collectif ».

« Nous avons de bons résultats, je pense que nous pouvons en avoir de bien meilleurs si la filière apprend à travailler en collectif », a déclaré Pierre Lellouche lors d'une table ronde sur les enjeux de l'export de la viticulture, organisée dans un entrepôt de stockage de vins et spiritueux destinés à être exportés.

Cette table ronde a notamment réuni plusieurs représentants de la filière vin bordelaise qui ont interpellé Pierre Lellouche sur leurs difficultés à l'export.

Les vins et spiritueux « représentent le deuxième poste dans la balance commerciale de la France à 8,6 milliards euros », a expliqué le secrétaire d'État, disant sa « conviction absolue » d'avoir, avec l'agroalimentaire au sens large, « un trésor national » face à une population mondiale dont les classes moyennes les plus importantes (Chine, Inde) sont « avides de produits français ».

Évoquant les « vins icônes » qui « savent très bien mener leur commercialisation » et les vins « moyens, qu'on aide », il a observé que les vins dits « d'entrée de gamme » étaient « de plus en plus en difficulté face à la compétition » italienne, espagnole, chilienne ou encore australienne.


« L'une des difficultés de notre pays (...), c'est l'organisation de nos filières à l'export », a-t-il ensuite précisé à l'AFP. « Le vin est tout à fait illustratif de ça », avec un marché « segmenté entre des entreprises qui gagnent extrêmement bien leur vie » et d'autres « qui n'arrivent même pas à franchir les frontières du département ».

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