LE FIL

Des faucheurs volontaires débarquent à l'Inra de Colmar

Lundi 17 août 2015 par Marion IvaldiLa Vigne - Vitisphere

Le 17 août, des membres du collectif des Faucheurs volontaires ont pénétré dans le site de l'Inra de Colmar. La présidente du centre leur a garanti qu'il n'y a plus de vignes OGM cultivées en plein champ. Seuls subsistent quelques plants sous serre.

Le collectif des Faucheurs volontaires s'est invité à l'improviste à l'Inra de Colmar, le 17 août vers 9 h 30. « Ils se sont dispersés dans les serres et sur le terrain. J'ai rapidement proposé de leur présenter les recherches que nous menons sur le site de l'Inra », indique Frédérique Pelsy, présidente du centre de l'Inra de Colmar qui a qualifié la rencontre de « relativement cordiale ».

Frédérique Pelsy a expliqué qu'il n'existait plus de vignes OGM cultivées en extérieur et que l'Inra de Colmar n'était pas partie prenante du programme Genius. Des vignes OGM sont en revanche présentes sur le site. Elles sont cultivées sous serre à des fins de « validation fonctionnelle » des expérimentations. Il s'agit de comprendre la fonction d'un gène introduit dans une plante.

Frédérique Pelsy a également insisté sur le fait que le domaine de la génétique ne constitue qu'une infime part des recherches menées à Colmar. Elle a présenté les travaux en matière de lutte contre le court-noué avec l'étude des plantes nématicides ainsi que la technique de prémunition. Cette dernière piste a été relancée récemment par l'Inra. Son principe correspond à la technique du vaccin : il s'agit d'inoculer un virus peu agressif dans la plante pour prévenir une infection par un virus virulent. Cette méthode donne de très bon résultat mais se heurte à la législation qui interdit la vente de plantes infectées par un virus.

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