LE FIL

La DGCCRF lâche du lest

Jeudi 29 mars 2012 par M. T.

Soulagement aux domaines Auriol, négoce vinificateur dans l'Aude, pour son vin So Light à faible teneur en alcool. La DGCCRF lève son veto sur le procédé de désalcoolisation par traitement membranaire.

Les domaines Auriol avaient lancé en juin 2009 So light, un vin de cépage à faible teneur en alcool. Le produit est un succès commercial, mais la société était freinée depuis deux ans par le refus de la DGCCRF de valider le process de désalcoolisation développé par la société Oenodia.

Lors d'une récente entrevue avec l'entreprise audoise, la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) a lâché du lest : le process n'est toujours pas validé, mais la DGCCRF a indiqué qu'il était de la responsabilité des opérateurs d'être en mesure de démontrer l'alimentarité des membranes.

La société Oenodia, basée à Pertuis (Vaucluse), qui a développé ce process, a déjà constitué un dossier complet prouvant l'alimentarité des membranes. « Des tests de migration ont été réalisés par le LNE (Laboratoire national d'essais) selon les recommandations de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) prouvant l'innocuité de nos membranes, qui ont d'ailleurs été agréées par la FDA (Food and Drug Administration) », affirme Yannick Le Graciet, directeur d'Oenodia.

Mais la réglementation européenne exige de connaître la composition exacte des membranes, ce que refusent de communiquer les fabricants américains. Pour sortir de cette impasse, la DGCCRF a fait un pas, renvoyant la responsabilité aux opérateurs.

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