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La BD au service de l'oenotourisme

Mercredi 25 juin 2014 par Colette Goinère

L'agence de communication bordelaise Le Jardin des marques invente une nouvelle façon de promouvoir des châteaux et des appellations : le lecteur est invité à résoudre une énigme à travers une bande dessinée. Pour cela, il doit se rendre dans les châteaux.

À l'automne, la bande dessinée « Esprits Médoc » sera en bonne place dans les librairies de Bordeaux, dans les offices de tourisme de Gironde et dans les magasins de l'enseigne Cultura. C'est le premier tome d'une série de BD imaginée par l'agence de communication Le Jardin des marques.

Violette, une jeune oenologue, plonge le lecteur dans une intrigue qui a pour décors des châteaux du Médoc (château Hourtin-Ducasse, Larose-Trintaudon, Castera et Livran). Éric Corbeyran a écrit le scénario et Nicolas Otéro a dessiné les planches. Sauf qu'il ne s'agit pas seulement d'une bande dessinée. Le lecteur est invité, lui aussi, à mener sa propre enquête et à résoudre une énigme.

Pour cela, il doit télécharger gratuitement l'application Esprits du vin sur les stores Apple et Android. Il pourra alors scanner les cases de la bande dessinée identifiées par le signe « RA » (pour réalité augmentée) afin de débloquer les contenus cachés.

Avec ce deuxième niveau de lecture, le lecteur pourra découvrir une vidéo sur les châteaux partenaires ou l'interview d'un des propriétaires viticoles. Et pour aller au bout de son enquête, il devra se rendre physiquement dans les châteaux pour débloquer des indices.

« ATTIRER UNE CIBLE PLUS JEUNE »

Michel Marengo, propriétaire de château Hourtin-Ducasse (Haut Médoc), apparaît dans une vidéo liée à la bande dessinée.Michel Marengo, propriétaire de château Hourtin-Ducasse, un Haut Médoc (20 ha en production, 50 000 à 80 000 bouteilles selon les assemblages), est séduit. « Cette façon de concevoir l'oenotourisme en utilisant les technologies d'aujourd'hui est une approche qui dépoussière un secteur traditionnel. Nous espérons attirer par ce biais une cible plus jeune », confie-t-il.

Dans la bande dessinée, deux scènes se passent dans le château Hourtin-Ducasse. Les bouteilles ne sont pas montrées, en raison de la loi Évin. Mais les auteurs ont croqué le château, ses propriétaires et le chai. Après avoir téléchargé l?application, on peut retrouver Michel Marengo sur une vidéo. Ce dernier décrit pendant une minute sa propriété et le concept des primeurs.

Que coûte au château cette mise en avant ? « Il faut compter de 10 000 à 20 000 euros selon le niveau de visibilité souhaité par le partenaire », indique Arnaud Hacquin, à la tête du Jardin des marques.

L'agence est en négociation avec d'autres appellations. Ainsi Graves et Sauternes, Saint-Émilion, Cognac et Champagne seraient intéressés. En attendant, pendant l'événement Bordeaux fête le vin, du 26 au 29 juin, Le Jardin des marques présentera des démonstrations de l'application mobile Esprits du vin.

« Nous voulons développer l'oenotourisme en misant sur le transmedia, c'est-à-dire en combinant la bande dessinée, les technologies de la réalité augmentée et les jeux sur téléphones mobiles. L'objectif est bien d'amener le lecteur à découvrir des châteaux, des terroirs et une appellation », explique Arnaud Hacquin.

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