LE FIL

Pas de relation entre manque de SO2 et les défauts liés aux Brett

Vendredi 08 juillet 2011 par M. B.

Lors de la journée Techniloire, organisée le 7 juillet à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire), Etienne Goulet, directeur du service technique d'InterLoire a fait le point sur la teneur en SO2 dans les vins ligériens, et ses conséquences. Un bilan qui repose sur le Suivi aval de la qualité (SAQ) 2010. 

Le laboratoire d'InterLoire a analysé et dégusté 900 échantillons de vins de Loire, prélevés lors de deux sessions, en mai et novembre 2010. Ces prélèvements sont faits au prorata des sorties de chai, par AOC.

Il ressort de manière logique que les vins blancs, puis les rosés ont les teneurs en SO2 libre les plus élevées en moyenne, par rapport aux rouges et aux effervescents. Inversement, les vins prélevés chez les cavistes et les grossistes ont moins de SO2 libre que ceux prélevés en grandes surfaces et directement chez les producteurs. Et, de manière logique, les millésimes anciens en contiennent moins que les récents.

InterLoire note aussi une différences des concentrations en SO2 selon le mode de culture : les vins issus de la viticulture biologique ou biodynamique contiennent en moyenne moins de SO2 libre que ceux de viticulture conventionnelle ou raisonnée.

Sur les 900 vins dégustés, 118 ont été jugés défectueux. Il s'avère que les blancs et rosés présentant un défaut d'oxydation possèdent les concentrations en SO2 libre les plus faibles.

En revanche, aucun lien n'a pu être établi entre les défauts dans les vins rouges ou effervescents et leur teneur en SO2. «  Les vins rouges avec un défaut lié aux Brett n'affichent pas des concentrations en sulfites différentes de celles des vins rouges sans défaut », indique, à titre d'exemple, Etienne Goulet.

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