LE FIL

Nouvel article de la presse grand public

Jeudi 03 mars 2011 par C. S.

Dans un article de L'express.fr publié le 2 mars, Frédéric Ferrand, 40 ans, viticulteur à Gondeville (Charente) livre un témoignage bouleversant sur son combat contre un cancer de la vessie. Lui et ses proches mettent en cause l'utilisation des produits phytosanitaires.

Il y a un an, Frédéric Ferrand s'est réveillé un matin « en pissant le sang », indique l'Express.fr. Chez l'urologue, le diagnostic est implacable : il est atteint d'un cancer métastasé de la vessie. Pour ce viticulteur et ses proches, pas de doutes : ce sont les pesticides les responsables. Et aujourd'hui, il se bat « pour briser l'omerta ».

« L'été dernier, à l'institut Bergonié, à Bordeaux, j'ai croisé une dizaine de viticulteurs qui avaient la même maladie que moi... Mais eux n'en parlent pas », explique-t-il dans l'Express.fr. L'article rapporte que pendant des années, il a manipulé des bidons, des mixtures pour soigner ses vignes, à mains nues, sans masque. Sans savoir. Aujourd'hui, son père Jacky Ferrand est convaincu que c'est un dérivé du benzène qui a empoisonné son fils.

Dans son article, la journaliste Delphine Saubaber relate également le témoignage de Caroline Chenet, la jeune veuve de Yannick Chenet, un autre viticulteur charentais décédé le 15 janvier des suites d'une leucémie myéloïde aiguë de type 4. Elle explique que la maladie de son mari était « liée aux produits », notamment au benzène. Aujourd'hui, elle mène à bout de bras leur exploitation qu'elle va convertir en bio.

Ces témoignages sont poignants. Nul ne peut y rester indifférent. Les produits phytosanitaires ne sont pas des produits anodins. Lorsqu'on les utilise, pour limiter les risques, il est nécessaire de veiller à choisir les moins toxiques. Il faut ensuite les manipuler avec précaution et veiller à se protéger par des équipements adaptés.

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