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Sur rendez-vous

Arthur Metz fixe l'heure d'apport au vendangeoir

Mardi 08 septembre 2015 par Christophe Reibel La Vigne Vitisphere

Sur rendez-vous : Arthur Metz fixe l'heure d'apport au vendangeoir
Alsace

Marc Marckert, vendeur de raisins à Arthur Metz est satisfait du changement introduit par son acheteur. Désormais, il connaît à l’avance l’heure et la quantité de raisin qu’il peut venir décharger au vendangeoir.

« J’étais un peu sceptique au départ, admet ce vigneron installé à Nothalten (Bas-Rhin). Mais ce n’est pas une contrainte. Je suis allé au vendangeoir mardi 1er septembre et j’ai pris deux rendez-vous pour livrer ma récolte le lendemain à 10 h 30 et à 16 h 45. Mercredi, pendant que mes raisins étaient déchargés, j’ai repris deux autres rendez-vous à 10 h 30 et 21 h 30 pour vendredi 4 septembre. Je n’ai guère attendu alors que les années précédentes, il m’arrivait de patienter quatre à cinq heures, voire plus pour pouvoir décharger ma benne ».

« L’objectif pour nous est de remplir les pressoirs le plus rapidement possible, afin de limiter le risque oxydatif, donc de gagner en qualité. Et nous évitons aux viticulteurs les embouteillages devant le quai de réception. C’est du gagnant-gagnant » explique Nicolas Secondé, le responsable du pôle oenologie d’Arthur Metz, entité du groupe Grands chais de France.

En pratique, deux employés du négoce établissent le planning prévisionnel à J+2 de vive voix ou par téléphone avec les quelques 500 apporteurs du négociant. Ils sont présents de 9 à 21 h l’un dans le vendangeoir de Scharrachbergheim (400 t/j d’apports), l’autre dans celui d’Epfig (200 t/j),

A la lumière des enseignements tirés de la première semaine de vendanges dédiée aux raisins à crémant, le système pourrait être étendu aux vins tranquilles dès cette année. Il a connu très peu de ratés. Une météo favorable y a certes aidé. Mais Nicolas Secondé est persuadé qu’il est encore plus avantageux dans une année à météo difficile.

« La programmation des apports est une clé pour sortir la meilleure qualité possible en montant à quatre rotations de pressoir par jour », dit-il.

Marc Marckert a aussi déjà réfléchi au bon côté des rendez-vous. « En gérant bien mes livraisons, je pourrais sans doute embaucher deux vendangeurs de moins en 2016 », prévoit-il.

 

 

[Crédit photo : Arthur Metz]

 

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