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IGP en Ile de France

Des ajustements en cours pour être enfin validée

Mercredi 12 août 2015 par Marion Ivaldi

IGP en Ile de France : des ajustements en cours pour être enfin validée

Les Vignerons Franciliens Réunis (VFR), porteurs du projet de création d’une IGP dans la région parisienne, se sont réunis en juillet dernier suite au nouveau refus de l’INAO de valider un dossier aux multiples rebondissements.

IGP Paris, le nom choisi par VFR, est le motif principal de refus du dossier par l’INAO qui estime que ce nom n’est pas en adéquation avec la zone de délimitation envisagée. Elle est en effet très large, s’étendant au-delà des contours régionaux d’Ile-de-France dans l’Oise et l’Aisne, pour correspondre au territoire historique de l’Ile de France. « Je comprends qu’il y ait des craintes et des inquiétudes. Mais la perception de Paris par les consommateurs, notamment étrangers, est un territoire très vaste. Il ne correspond pas aux limites administratives » rétorque Patrice Bersac.

VFR a néanmoins pris acte de la position de l’INAO et va, désormais, défendre l’IGP Ile de France. Elle fait aussi le dos rond quant au second motif de refus de l’INAO : celui des statuts juridiques de VFR. « Nous avons un statut original qui permet à tous les acteurs de s’impliquer » explique Patrice Bersac. Les consommateurs sont par exemple représentés. Une ODG classique va être mise sur pied.

Enfin, l’INAO a émis des doutes sur la portée réelle du projet et notamment l’implication d’un nombre suffisant d’acteurs. « Officiellement, nous sommes douze porteurs de projet qui représentent un potentiel de production d’une centaine d’hectares » se défend Patrice Bersac. Le président précise que VFR a identifié une dizaine de personnes supplémentaires qui seraient intéressées.

De futures plantations devraient faire l’objet de demandes en 2016 dans la catégorie des vins sans indication géographique pour une superficie estimée entre 30 et 50 hectares. Reste un doute : ces plantations pourront-elles produire de l’IGP Ile de France si sa création était enfin validée ? Et Patrice Bersac de soupirer : « nous attendons une garantie écrite de l’administration ». Début août, la missive n’était toujours pas arrivée.

 

[Crédit photo : Spedona]

 

Tags : plantation

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VOS RÉACTIONS
craoux Le 13 août 2015 à 16:11:54
Mr Bersac, je respecte votre enthousiasme mais de grâce ne me faites pas l'article (comme on dit) .. je suis certain que la rédaction d'un CDC répond à des règles de forme et de fond assez convenues .. il est bien dommage de ne jamais trouver la moindre disposition "filtre" offrant la possibilité de juger, lors du contrôle interne ou externe, de la conformité d'un lot par caractérisation d'un niveau qualitatif précis (profil organoleptique par exemple) .. L'IGP est une belle enveloppe .. assez vide, qui ne garantit selon moi rien de précis (qualitativement) au consommateur. J'ajoute que produire un VSIG "cépage" millésimé exige autant d'attention et de respect réglementaire (oui, je sais ... vous me direz "le rendement" ! .. bah, que je sache, on est loin en France de faire cracher des 130/140 voire 200 hl ha !).
Patrice Bersac Le 12 août 2015 à 10:26:07
Nos vins sont présentés au salon de l'agriculture depuis 2001, voilà 14 ans. Le vin de Suresnes est sur le marché depuis plusieurs dizaines d'années. Au salon 2015, nous avons recueilli 1841 signatures de soutien de dégustateurs en neuf jours, plus de 200 par jour. L'IGP est un signe de qualité reposant sur un cahier des charges homologué au niveau européen, ce qui le distingue clairement des VSIG.
craoux Le 12 août 2015 à 09:31:19
Comment peut-on ainsi envisager de créer ex-nihilo une IGP Ile de France pour un breuvage qui n'est connu et bu que par ses quelques producteurs et leurs amis ? Si ça devait se faire, c'est la crédibilité du "signe" de qualité IGP qui serait en jeu ... déjà que (la frontière entre VSIG et IGP est bien mince) ...
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