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Corse : un premier foyer de Xylella fastidiosa découvert sur un arbuste

Par Juliette Cassagnes Le 24 juillet 2015
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Corse : un premier foyer de Xylella fastidiosa découvert sur un arbuste
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Comme les Corses le craignaient depuis plusieurs mois, la bactérie tueuse d'olivier Xylella fastidiosa est présente sur l'île de beauté. Dans le cadre du plan de surveillance opéré par les services de l'Etat (FREDON), « des symptômes douteux » ont été repérés ce 20 juillet sur un arbuste ornemental de Propriano (Corse du Sud). Ce polygale à feuille de myrthe a aussitôt fait l'objet d'analyses, le laboratoire de l'ANSES confirmant le idagnostic deux jours plus tard. 

Un « plan d'urgence » a aussitôt été mis en œuvre : arrachage des plantes et désinsectisation de la zone. Débutée mercredi 22 juillet, une enquête épidémiologique doit permettre de définir l’origine de cette contamination. Depuis son introduction en octobre 2013, Xylella fastidiosa est responsable de la mort de 60 000 hectares d'oliviers dans la région des Pouilles (Italie). Elle présente un risque de contamination de nombreuses autres espèces d'arbres et de plantes, dont la vigne.

La souche trouvée en Italie (X. fastidiosa pauca) n'est cependant pas la sous-espèce responsable de la maladie de Pierce sur vignes (X. fastidiosa fastidiosa). « Le risque d'une contamination sur vignes en France est faible aujourd'hui » estimait récemment Jacques Grosman (expert national de la filière vigne pour la DGAL), précisant qu'il se fonde « sur ce que l'on a de connaissances scientifiques actuelles ».

 

[Photo: l'arbuste contaminé, site internet Draaf Corse du sud. gouv.fr]

Tags : Corse Italie
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Tous les commentaires (7)
craoux Le 26 juillet 2015 à 10:53:13
Oui, je suis overdosé par le regard à œillères que portent les "insulaires de souche" sur la VIE ! ... NON, ce n'est pas du racisme. Basta. Je passe à autre chose.
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Niellu LECA Le 25 juillet 2015 à 22:11:15
Pour l'instant, c'est en Corse que se pose le problème. Mon indignation serait la même si il se posait ailleurs, contrairement à la vôtre qui se dévoile enfin : c'est manifestement le mot "corse" qui vous dérange. Ce travers s'appelle du racisme.
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craoux Le 25 juillet 2015 à 21:14:38
Et pourquoi la Corse paierait-elle plus cher ... que les autres régions ? que je sache, l'économie marchande impose ses flux de marchandises (notamment sur le territoire UE, avec les pays méditerranéens ..) .. le risque de propagation est patent ... de là à le faire valoir version "corsitude", ras le bol !
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Niellu LECA Le 25 juillet 2015 à 19:14:15
S'il est une posture politicienne, c'est la vôtre qui tentez de faire passer un comportement citoyen face à un éventuel désastre tant écologique qu'économique et humain pour une exploitation de basse politique. Et pour répondre à votre questionnement : les autorités dites compétentes disposaient depuis des mois de tous les éléments justifiant un plan de prévention d'urgence; notamment les rapports précis établis par les experts italiens suite à la dévastation des Pouilles fin 2013 laissant augurer une contamination imminente. Enfin, ce n’est précisément que l’inertie qui, comme vous l’évoquez, a pesé sur le calendrier. En termes plus imagés, quand une épidémie menace, on n’attend pas qu’il y ait des victimes pour prendre des mesures prophylactiques. C’est l’évidence même pour tout responsable.
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craoux Le 25 juillet 2015 à 17:19:45
Ce qu'il faudrait savoir c'est ce qui s'est passé en amont de la prise de cet arrêté. Je n'imagine pas un Préfet décider sans avoir bordé "son" affaire après une concertation préalable avec la profession, et après avoir reçu les avis et préconisations des instances scientifiques compétentes sur le sujet. Donc, si agiter son petit drapeau (posture politicienne) ne présente pas bcp d'intérêt, il serait en revanche plus intéressant et honnête d'éclairer le lecteur sur cet aspect des contraintes et autres inerties qui auront pesé sur le "calendrier". Car le représentant de l'Etat ne pourra décider, certes seul, qu'après avoir recueilli les éléments nécessaires ou utiles à fonder sa décision.
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Niellu LECA Le 25 juillet 2015 à 09:28:09
En raison des échanges permanents entre l'Italie et la Corse, Femu a Corsica, le groupe des Nationalistes modérés de l’Assemblée Territoriale corse, a alerté les autorités "compétentes" en novembre 2013 et à maintes reprises depuis cette date, du danger extrême que présentait cette bactérie pour les oliviers, les châtaigniers, la vigne et les agrumes, ressources vitales de l'agriculture corse et, au-delà, pour toute la couverture végétale de l’île. "On" a attendu dix huit mois, soit jusqu'au 11 mai 2015, pour prendre, par arrêté préfectoral, des mesures de prévention manifestement insuffisantes parce que trop tardives. La Corse va, une fois de plus, payer cher l’impéritie coupable des pouvoirs publics. Qui plus est, en cette période estivale où les liaisons Corse-Continent se multiplient quotidiennement, c’est toute la végétation nationale qui est sous la menace d’une catastrophe écologique sans précédent.
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Niellu LECA Le 25 juillet 2015 à 09:15:58
En raison des échanges permanents entre l'Italie et la Corse, Femu a Corsica, le groupe des Nationalistes modérés de l’Assemblée Territoriale corse, a alerté les autorités "compétentes" en novembre 2013 et à maintes reprises depuis cette date, du danger extrême que présentait cette bactérie pour les oliviers, les châtaigniers, la vigne et les agrumes, ressources vitales de l'agriculture corse et, au-delà, pour toute la couverture végétale de l’île. "On" a attendu dix huit mois, soit jusqu'au 11 mai 2015, pour prendre, par arrêté préfectoral, des mesures de prévention manifestement insuffisantes parce que trop tardives. La Corse va, une fois de plus, payer cher l’impéritie coupable des pouvoirs publics. Qui plus est, en cette période estivale où les liaisons Corse-Continent se multiplient quotidiennement, c’est toute la végétation nationale qui est sous la menace d’une catastrophe écologique sans précédent.
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