LE FIL

Liège de Provence

La coopérative d'Estandon associée à Diam Bouchage

Jeudi 18 juin 2015 par C. S La Vigne - Vitisphere

Liège de Provence : la coopérative d'Estandon associée à Diam Bouchage

« Nous prenons part au développement durable de notre région », lance Gaétan Hawadier, le responsable du marketing d’Estandon Vignerons, le principal groupement coopératif varois, basé à Brignoles.

Il y a deux ans, il a découvert l’existence de la filière liège en Provence grâce au bouchonnier Diam Bouchage, spécialiste des bouchons technologiques. Après plusieurs rencontres, les deux entreprises ont décidé de s’associer pour relancer la suberaie varoise dans les massifs des Maures et de l’Estérel.

C’est ainsi qu’Estandon Vignerons a décidé de boucher sa marque phare, Estandon, avec un bouchon Diam élaboré à partir de liège provençal. Cette année, 800 000 cols bénéficient de cet obturateur sur une production de totale de un million de cols dans les trois couleurs. De plus, la dernière cuvée de l’entreprise, Lumière de Provence, un coteaux-varois rosé, sera également bouchée avec le Diam provençal.

Les bouchons sont estampillés « Liège de Provence », de sorte que les consommateurs en sont informés à l’ouverture des bouteilles.

Le liège est traité contre les mauvais goûts avec le procédé Diamant de purification au CO2 supercritique mis au point par Diam Bouchage. Ensuite, il est séparé du bois. En effet, « quand une forêt n’est pas exploitée depuis longtemps, la part de bois dans le liège est élevée, précise Gaëtan Hawadier. Diam Bouchage possède la technologie pour les séparer. Sans ce savoir-faire, la relance n’aurait pas été possible ».

Ce liège est réduit en poussière puis associé à un liant et à des microsphères, un mélange qui est moulé pour donner les bouchons. L’association de la suberaie varoise réalise la levée du liège. L’école forestière de la Bastides des Jourdans a remis en place une formation sur la levée du liège.

La France est le septième producteur de liège au monde. La Provence est la région à plus gros potentiel, elle compte environ 45 000 ha de suberaie sur les 65 000 ha recensés en France. À ce jour, la production s’élève à 300 t/an et son potentiel à court terme est estimé entre 2 500 et 3 000 t.

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