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La Maison veut faire sortir de l'ombre quelques perles dans le Beaujolais et l'Auxois.
Stratégie : la Maison Latour explore deux nouveaux terroirs

Par Marion Ivaldi Le 15 juin 2015
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Stratégie : la Maison Latour explore deux nouveaux terroirs
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« Je veux rester dans le bassin. Il y a des choses à faire à 200 km de chez nous. Je ne suis pas de ceux qui prennent l'avion pour s'occuper de vignobles situés à 2000 km de chez eux » s'exclame Louis-Fabrice Latour, président du directoire de la Maison Latour. Cette volonté se concrétise avec une stratégie pionnière dans des vignobles plus discrets d'une Bourgogne dans ses frontières les plus larges. Sur Vinexpo, la Maison présente deux nouveautés en IGP, illustrant cette stratégie. « Le dogme de l'AOC n'est pas une religion absolue. Nous avons besoin de liberté pour installer des vignobles nouveaux !» martèle-t-il.

C'est dans l'Auxois que la Maison, via Simmonet Febvre, a repris en 2013 une vingtaine d'hectares en IGP Côteaux de l'Auxois (qui compte une trentaine d'hectares au total). En sortent trois blancs d'une belle finesse, issus d'une viticulture coûteuse car installée en côteaux et conduite en lyre. La distribution débute bien avec un référencement chez Monoprix, le haut de gamme étant positionné à 10,50 euros PVC (Quintessence de Lyre). « Nous nous adressons à un public citadin en recherche de nouveautés qualitatives ».

Autre région d'exploration : le Sud du Beaujolais, dans les Pierres Dorées. « J'étais triste de voir ce qui se passait en Beaujolais, région que j'ai toujours admirée ». L'idée germe alors de créer le Domaine des pierres dorées, un pinot noir en IGP Côteaux Bourguignons. « Face au réchauffement climatique, ce déplacement vers le Sud peut paraître abject. En fait, nous compensons avec l'altitude : le vignoble est planté à 400 mètres ». La Maison possède un sourcing d'une quinzaine d'hectares (dont 10ha en propre), acquis à force de ténacité. « Le développement de ce projet a été très complexe » et s'est heurté aux délicats problèmes de réglementation des IG.

Le résultat est encore une énigme, qui sera levée après les prochaines vendanges où les premières bouteilles seront commercialisées. La Maison Latour y croit et surtout frémit à l'idée de pouvoir développer ce produit. « Notre sourcing est considérable. De nombreux viticulteurs souhaitent nous suivre, d'autant que notre partenariat est intéressant. Nous rémunérons à un cours situés à mi-chemin entre le Beaujolais et le Bourgogne rouge ».

Y aura-t-il d'autres projets de ce type ? « Il y a pleins d'idées intéressantes, dans le Jura ou Haute-Saône notamment. Nous souhaitons garder notre esprit d'innovation ».

 

 

 

 

 

 

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