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Conversations de salon

Le relationnel, stratégie assumée des exposants Vinexpo

Dimanche 14 juin 2015 par Alexandre Abellan

Conversations de salon : le relationnel, stratégie assumée des exposants Vinexpo

Une fois passée la douce folie du cortège d'inauguration présidentielle, les allées du salon Vinexpo ont retrouvé leur calme ce dimanche. Un peu trop au goût de certains exposants. Une impatience pondérée par les habitués, qui soulignent que si le salon bordelais dure cinq jours, son activité se concentre sur le lundi et le mardi. Les exposants rencontrés ce premier jour suivent par contre la même stratégie : à Vinexpo, on consolide le relationnel avec ses clients, et on en cherche de nouveaux, mais on n'espère pas signer pléthore de contrats. « Si on peut faire des affaires, tant mieux !, mais on estime que ce salon est une opportunité de relations publiques, qui permet de se situer dans une ambiance de consommation plus que d'affaires » résume Nathalie Boisset, la directrice générale du groupe Boisset. Ayant annexé une ''terrasse'' de Vinexpo 2015, le groupe Boisset pousse ainsi le concept en déclinant plusieurs atmosphères selon les instants de consommation : cuisine, jardin à la française, lounge, salle de cristal...

Président fondateur de Paul Sapin, Thierry Coulon fait également de Vinexpo un support commercial se plaçant sur le plan relationnel : « Vinexpo est incontournable. Il coûte cher, certes, mais on n'y voit pas les mêmes clients qu'à Prowein. Aujourd'hui, on voit passer des Asiatiques, des Américains... » Si la nouvelle équipe organisatrice souhaite accentuer le volet business de Vinexpo, son image événementielle reste un point fort pour de nombreux exposants. Notamment quand il est question de l'inévitable match Vinexpo versus Prowein. Président du directoire de Borie-Manoux (et du Conseil des Grands Crus Classés en 1855), Philippe Castéja n'est pas ébloui outre mesure par le succès de Prowein. Estimant que le salon professionnel idéal n'existe pas, il reconnaît que si les « Français ont beaucoup à apprendre, en rigueur et suivi des clients, au contact des Allemands », « il n'y a pas le même cadre qu'à Bordeaux. Que je sache, Düsseldorf n'est pas classée à l'UNESCO... »

L'expression des typicités hexagonales (pour ne pas dire l'art de vivre à la française) est une valeur ajoutée sur laquelle mise également Jacques Gravegeal, le président de l'interprofession des vins de pays d'Oc. « Contrairement à Prowein, qui est un salon 100 % business, Vinexpo est sur l'image, le relationnel. Mais bien recevoir ses clients, ce n'est pas neutre ! » estime-t-il. D'un point de vue stratégique, il prône d'ailleurs l'occupation du terrain : « en mars à Düsseldorf on vend des vins, mais à juin à Bordeaux, en général la campagne commerciale est comme achevée. Mais ce qu'il faut regarder de très près, c'est que l'hémisphère sud vient de finir ses vendanges. Mieux vaut être présent pour consolider son image de marque que laisser la place libre ! »

 

 

[Photo : Aperçu de Bordeaux Lac ce 14 juin ; Alexandre Abellan (Vitisphere)]

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