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Indre-et-Loire

Deux députés s'informent sur les maladies du bois de la vigne

Vendredi 12 juin 2015 par Ingrid Proust La Vigne - Vitisphere

Indre-et-Loire : deux députés s'informent sur les maladies du bois de la vigne

« 8% de mes ceps sont improductifs suite aux maladies du bois. Le manque à gagner en vins non produits et les frais de replantation représentent 150 000 €/an pour mon domaine de 50 ha. Une perte sèche qui équivaut à l'emploi de 4 à 5 salariés et qui pénalise aussi mes investissements ».

Charles Pain est vigneron à Panzoult, en AOC Chinon (Indre-et-Loire). Président du Groupement de développement viticole départemental, il a reçu le 11 juin sur son domaine deux députés de la mission de l'Assemblée nationale sur les maladies du bois de la vigne : Catherine Quéré, députée socialiste de Charente-Maritime et Jean-Marie Sermier, député Les Républicains du Jura.

Bien qu'elle-même viticultrice, Catherine Quéré a été impressionnée par les chiffres de Charles Pain. "Nous avons enquêté dans le Bordelais, dans l'Hérault, les Charentes, le Jura, en Bourgogne. Nous n'avions pas eu jusqu'ici d'étude aussi approfondie du manque à gagner entraîné par les maladies du bois. Nous ne savions pas non plus que l'esca peut se déclarer sur des ceps de deux ans", explique Catherine Quéré, également présidente du groupe viticole de l’assemblée nationale.

En Indre-et-Loire, la Fédération des associations viticoles estime que les dégâts de l'esca se montent entre 12 et 14 M€ par an.

C'est à l'initiative de Laurent Baumel, député de Chinon, que les deux députés sont venus à Panzoult. Ils ont aussi rencontré un jeune vigneron qui expérimente la taille Guyot-Poussard, et le directeur technique d'InterLoire Etienne Goulet, venu leur présenter les recherches soutenues par l'interprofession.

"Nos visites vont nous permettre d'établir un bilan des pertes causées par les maladies du bois pour la viticulture mais aussi au final pour l'Etat , indique Catherine Quéré.

Elle va écrire un rapport pour le gouvernement avec Jean-Marie Sermier où il ne sera pas question d’évoquer la réutilisation de l'arsénite de soude, souhaitée par certains vignerons comme Charles Pain. « Pourquoi ne pas autoriser un traitement avec un dérivé de l'arsénite appliqué sous panneaux récupérateurs ? » a-t-il demandé aux députés.

La Fédération des associations viticoles d'Indre-et-Loire et le syndicat des vins de Chinon ne partagent pas cette position.

 

[Crédit photo : Mercier]

 

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