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Giesco

Présentation d'une démarche globale de viticulture durable

Vendredi 05 juin 2015 par Christelle Stef – La Vigne/Vitisphere

Giesco : présentation d'une démarche globale de viticulture durable

Le Giesco a tenu son 19 ème congrès du 31 mai au 5 juin à Gruissan et à Montpellier. Une journée, le 4 juin, était consacrée à la viticulture durable, un enjeu crucial pour toute la filière. 270 personnes y ont participé. Des experts du monde entier se sont succédés à la tribune pour faire part de leurs dernières recherches en la matière.

A l’issue des présentations, Alain Carbonneau, le président du Giesco a présenté une charte que les membres de l’association ont rédigée sur la viticulture durable. Pour lui il n’est pas question de l’imposer. L’objectif est de poser les bases d’une démarche globale. Trois modèles relèvent de la viticulture durable : la viticulture biologique, la biodynamie et la viticulture intégrée.  La charte définit  des pratiques à mettre en œuvre pour ces trois stratégies selon les objectifs des viticulteurs et du contexte parasitaire. Elle donne également des conseils complémentaires.

La viticulture durable est également un des principaux axes de travail de l’OIV. Yann Juban, le directeur général adjoint de l’organisation a d’ailleurs rappelé que la promotion  d’une viti-viniculture durable est l’axe n°1 de son plan stratégique 2015-2019. Et, l’OIV travaille à la finalisation de plusieurs résolutions sur le sujet.

Les responsables professionnels de la région ont également donné leur point de vue sur le sujet. Thierry Coste, le président du groupe vin au Copa-Cogeca a ainsi rappelé que la viticulture durable se doit d’être compétitive et rentable pour permettre aux hommes et aux femmes de prospérer et de se maintenir sur un territoire. Il a également insisté sur le fait que les viticulteurs ont pris conscience de la nécessité de protéger l’environnement mais qu’il ne fallait pas s’interdire des jokers en cas de grosse pression parasitaire comme le mildiou ou en cas de survenue de nouveaux parasites comme Xylella fastidiosa. Il a aussi précisé que la filière devait faire face à de nouveaux défis: la réhabilitation des sols, la gestion de l’eau et la gestion de la cohabitation entre les différents modèles de production. « Il faut faire attention à ce que cela ne deviennent pas trois produits différents. Il ne faut pas qu’il y ait des « vins propres » et d'autres pas.

 

Crédit photo : pixabay

 

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