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Val de Loire

Les petites appellations ensemble à Paris

Mercredi 13 mai 2015 par Patrick Touchais La Vigne - Vitisphere

Val de Loire : les petites appellations ensemble à Paris

Comment être visible quand on produit moins de 5 000 hl ? C’est la question que se sont posés des producteurs de petites, voire de micro appellations du Val de Loire. Question soumise à Interloire, l’interprofession qui gère une bonne soixantaine d’appellations ligériennes, dont les deux tiers sont dans ce cas.

 

La réponse a pris la forme d’une journée de dégustation dédiée aux «Confidentielles de Loire», organisée lundi 11 mai, à Paris, à destination des acheteurs professionnels. Chaque appellation a versé une participation au pot commun, soit les deux tiers du budget. Le reste a été pris dans le budget commun d’Interloire.

 

«Cette journée correspond bien à ce que doit être une interprofession. C’est-à-dire la mise en commun de moyens collectifs», soulignait Jean-Hubert Lebreton, producteur d’anjou-villages brissac et de coteaux-de-l’aubance. Les deux AOC figuraient parmi les dix-neuf qui avaient répondu présentes.

 

«Notre appellation est en phase de création d’image, indiquait Luc Poullain, président de Touraine-Chenonceaux, une jeune appellation de 4 000 hl déclinée en blanc et rouge et reconnue en 2011. Cette transversale de la Loire est une bonne idée pour communiquer à moindre frais. D’autant qu’avec nos volumes, on recherche tous des marchés de niche, en particulier des cavistes.» Ces derniers figuraient en tête des quelque 400 visiteurs, devant les restaurateurs, les agents et les gérants de bars à vins.

 

L’occasion aussi pour les vignerons de présenter des démarches en cours et de casser quelques clichés. Dans le Muscadet, le travail sur les crus communaux a particulièrement intéressé les acheteurs. Les crus de Clisson, Gorges, Le Pallet ont déjà été reconnus, ceux de Château-Thébaud, Goulaine, Mouzillon-Tillières, Monnières-Saint Fiacre sont en cours d’étude.

 

Pour Christophe Maillard, producteur au Pallet, «cette journée est parfaite pour communiquer sur ce nouveau type de muscadet, en particulier auprès de la clientèle parisienne. Il faut qu’on explique aux professionnels que ce type de vin ne se boit pas avec les huîtres. Ce sont des vins différents de ce qu’ils connaissent déjà. Mais en même temps, ça permet de faire parler du muscadet au sens large, et finalement de la Loire. Cette opération montre bien qu’on fait tous partie d’une même famille : le Val de Loire».

 

 

[crédit photo : Patrick Touchais]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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