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Grands crus de Bordeaux

Le classement de 1855 prépare son inscription à l’Unesco

Jeudi 23 avril 2015 par Bertrand Collard La Vigne - Vitisphere

Grands crus de Bordeaux : le classement de 1855 prépare son inscription à l’Unesco

Les salons grandioses du quai d’Orsay à la hauteur de plafond démesurée : le lieu ne pouvait pas être mieux choisi pour célébrer les 160 ans du classement des crus de Bordeaux, en 1855. L’événement a eu lieu le 20 avril, à l’invitation de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, le premier à promouvoir les vins français à travers le monde. « Le classement des grands crus de Bordeaux existe depuis 160 ans, a rappelé Philippe Castéja, le président du conseil des grands crus classés en 1855. C’est un sujet perpétuel de discussion. Ce classement dont la réalité n’a jamais été remise en cause a un effet au bénéfice de l’ensemble des vins de France. Pour son rayonnement, nous demandons son inscription à l’inventaire français du patrimoine immatériel. Nous viserons ensuite la reconnaissance par l’Unesco ».

Laurent Fabius l’a assuré de son soutien après une explication de sa vision du rôle d’un ministre des affaires étrangères français, s’agissant du vin. « Jusqu’à présent, la promotion de l’excellence de l’œnologie française n’était pas un champ majeur de l’activité du ministre des affaires étrangères, a-t-il observé, pour commencer. Mais le vin est une affaire très sérieuse. Il est une part de l’identité française. Les grands crus sont un facteur du rayonnement de la France et un élément de l’attractivité touristique de notre pays. (…) Les vins français sont un aimant touristique extrêmement puissant. Un tiers des touristes se rendant dans notre pays citent l’œnologie et la gastronomie comme première raison de leur choix. Le Quai d’Orsay est chargé du tourisme. Mon travail consiste [donc] à soutenir notre œnologie. »

Avant de conclure son discours, le ministre a encore rappelé qu’il veillerait à ce que les débats sur l’encadrement de la publicité « n’aboutissent pas à la stigmatisation de la consommation modérée d’alcool ». A la question posée par La Vigne de savoir s’il était favorable à une définition de la publicité dans le cadre de la loi Evin il a répondu plutôt en faveur du statu quo. « L’objectif c’est qu’il n’y ait pas de pénalisation au-delà de ce qui est fait aujourd’hui », a-t-il dit.

Cette soirée était également dédiée à célébrer la sortie du livre Bordeaux Les grands crus classés de 1855 aux éditions Glénat. Pour l’occasion, les tous les 88 châteaux classés -sauf deux des plus grands apparemment- avaient offert des bouteilles afin que les invités puissent déguster ces fleurons de l’offre française. Une occasion extrêmement rare.

 

 

[Illustration : Tableau des Grands Crus Classés en 1855 par Carl Laubin]

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