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Hérault

Les vignerons indépendants déconcertés par le nouveau régime de plantations

Mercredi 15 avril 2015 par Michèle Trévoux La Vigne - Vitisphere

Hérault : les vignerons indépendants déconcertés par le nouveau régime de plantations

Le nouveau régime des autorisations de plantation était à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des vignerons indépendants de l’Hérault, le 13 avril à Servian. Les vignerons présents ont exprimé leurs inquiétudes face à la complexité du nouveau dispositif et aux risques de réduction du potentiel de production qu’il pourrait générer.

« Mais comment en est-on arrivé à un dispositif aussi compliqué ? » Cette question d’un viticulteur médusé, résume bien le sentiment général de l’Assemblée générale des vignerons indépendants de l’Hérault. Il a d’ailleurs été largement applaudi par une salle qui semblait abasourdie après la présentation sur le nouveau régime des autorisations de plantation, faite par Pierre Labruyère, délégué régional de FranceAgriMer et Catherine Richer déléguée territoriale de l’Inao.

Autre inquiétude exprimée au cours de cette AG : l’impact de cette réforme sur le potentiel viticole de la région. « Comment croire que cette réforme va permettre d’accroître notre potentiel de production ? On se fout de nous », s’est énervé un vigneron estimant que la réduction des délais pour les demandes de replantation ou de plantations nouvelles conduirait plutôt à une diminution du potentiel de production.

Jacques Gravegeal a, lui, souligné le danger du changement de périmètre des exploitations. Autrefois limité à 70 km du siège de l’exploitation, il est désormais élargi à la France entière. « Rien n’empêche un producteur qui a des vignes en Languedoc, mais également dans une autre région, d’arracher ici pour pouvoir replanter dans un autre vignoble qui ne serait pas contingenté. Là encore, c’est un risque pour le potentiel viticole de notre région », s’est-il inquiété.

Le 21 avril prochain, les comités AOP et IGP de l’INAO se réunissent pour discuter de la répartition par région du potentiel d’augmentation de 1% accordé au niveau national, et des autres points du dispositif qui restent à éclaircir. « On n’est pas couché ! », présume Jacques Gravegeal, qui préside le comité IGP.

 

 

Crédit photo : Michèle Trévoux

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