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C'est un fait : « l'oenotourisme n'est plus une niche »

Par Marion Ivaldi Le 09 avril 2015
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C'est un fait : « l'oenotourisme n'est plus une niche »
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« L'oenotourisme ne peut plus être ignoré » a affirmé Tatiana Livesey, co-fondatrice de Winerist, une agence « online » de voyage britannique spécialisée dans l'oenotourisme. « Ce n'est plus une niche ! » a-t-elle insisté lors de son intervention dans le cadre de l'International Wine Tourism Conference qui a débuté le 8 avril à Reims. Pour preuve, la jeune femme indique que le chiffre d'affaires mondial lié au tourisme « expérientiel » est évalué à 345 milliards de dollars, dont 42 milliards sont uniquement dédiés au tourisme viticole et gastronomique. « L'oenotourisme répond à une tendance lourde du tourisme lié à la recherche d'une expérience locale et authentique. L'attente est véritablement de rencontrer des gens et de vivre en immersion pour oublier sa vie quotidienne », affirme-t-elle. Son site a mené récemment une enquête sur le web qui a reçu 500 réponses. Elle en tire quelques enseignements instructifs.

 

1 Pour être intéressé par une offre oenotouristique, pas besoin d'être un amateur

« L'oenotourisme est pour tout le monde » explique Tatiana Livesey. 79% des répondants classent le vin et la gastronomie comme l'un de leurs centres d'intérêts durant leurs vacances. Parmi eux, 24% ont une connaissance basique du vin, 46% un niveau intermédiaire et 30% sont des amateurs. « Véritablement, les touristes sont en recherche de savoir. Ils souhaitent rencontrer des personnes qui peuvent les éduquer au vin et leur raconter autre chose que ce qu'ils peuvent lire dans des guides touristiques », analyse Tatiana Livesey.

 

2 La dépense moyenne se situe entre 75 et 150 euros par jour

56% des répondants déclarent être prêts à payer entre 75 et 150 euros par jour pour participer à une visite oenotouristique (hors frais d’hôtel et achat de vins). « C'est ce que nous constatons lors de nos réservations. Nos clients dépenses en moyenne 100 euros pour une prestation » commente Tatiana Livesey. Lors de leur visite, les touristes sont 88% à déclarer acheter du vin. « Ils interrogent souvent les lieux de distribution des vins près de leur lieu d'habitation. C'est un espace de commercialisation inexploré ».

 

3 Les réservations se font majoritairement sur le web

L'enquête de Winerist révèle que 76% des personnes procèdent à leur réservation en ligne. De surcroît, la réservation est faite au dernier moment pour plus de 50% des personnes. « Le problème est que la plupart des domaines et wineries ne proposent pas de calendrier de réservation en ligne », constate Tatiana Livesey. Pour être exact, ce serait 62% des prestataires qui ne proposeraient pas ce service.

 

4 Séduire les millennials

La génération des 21/39 ans représente 42% des personnes se déclarant intéressées par des vacances autour du vin et de la gastronomie (24% des 40/49 ans et 34% des plus de 50 ans). « C'est un public à séduire » estime Tatiana Livesey, notamment via des services internet et une présence sur les réseaux sociaux. Or, selon elle, seuls 17% des domaines et wineries possèdent des outils online. Par ailleurs, ils n'investissent pas suffisamment les réseaux sociaux : 43% d'entre eux postent environ deux à trois messages par semaine. « Il faudrait partager tous les jours, conseille-t-elle. Les millennials veulent partager leur expérience. Cela fait partie du travail que de demander aux touristes de tweeter ou de poster sur instagram lors de leur visite sur le domaine. Cela fait vivre la marque ! ».

 

 

Crédit photo : DR

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