LE FIL

Protection du vignoble

Les préconisations pour déjouer les résistances

Jeudi 02 avril 2015 par Christelle Stef – La Vigne/Vitisphere

Protection du vignoble : les préconisations pour déjouer les résistances

Elle est attendue par tous les professionnels de la filière. La traditionnelle note nationale maladies de la vigne vient de paraître. Elle donne toutes les préconisations des services officiels pour prévenir et gérer les souches de mildiou, d'oïdium et de botrytis résistantes aux différents fongicides. Pour l’essentiel, cette note reconduit les mêmes recommandations que l’an passé. Cependant, elle introduit les quelques changements suivants.

Concernant le mildiou, la seule évolution concerne les fongicides de la famille des QiI (cyazofamide) et des QoI-D (amétoctradine). Même si leur mode d'action est différent, les services officiels recommandent de comptabiliser ces deux familles dans le même groupe vis-à-vis du risque de résistance, car des résistances croisées sont possibles. Toutefois, ils sont moins restrictifs que l’an dernier, autorisant une application de plus par an. Ainsi les viticulteurs pourront faire trois applications de produits à base d'amétoctradine (Enervin, Privest) ou de cyazofamide (Mildicut, Kenkio, Ysayo) au lieu deux. Toutefois ils ne devront utiliser la même matière active que deux fois.

Concernant l'oïdium, les derniers tests de résistance au boscalid ont mis en évidence une perte de sensibilité sur deux échantillons. Pour autant, les recommandations d'emploi des fongicides contenant cette matière active et ceux à base de fluopyram, matière active qui est dans le même groupe vis-à-vis du risque de résistance, ne changent pas. Leur nombre d'application reste limité à deux. Mais ces matières actives seront particulièrement surveillées en 2015

Par ailleurs, les tests réalisés en 2014 sur le quinoxyfen confirment la présence de populations d'oïdium résistantes à cette matière active dans différentes régions. Et, des essais montrent une baisse d'efficacité du quinoxyfen sur le terrain. Les services officiels insistent donc sur la nécessité de respecter strictement la limitation à deux applications maximum pour les fongicides à base de quinoxyfen et de proquinazid, qui appartient à la même famille chimique.

Pour les fongicides à base d'IDM pas non plus de changement. Ils restent limités à deux applications non consécutives, en utilisant pour chaque application des matières actives différentes. Toutefois en cas de fort risque de black-rot, les viticulteurs peuvent envisager une application supplémentaire. Quant aux QoI, ils sont toujours déconseillés, sauf contre une attaque tardive de black-rot survenant entre les stades fermeture de la grappe et véraison.

Concernant le botrytis : la règle d'un seul produit par famille chimique et par an reste de mise.

Pour plus d'information, vous pouvez consulter l'intégralité de la note ici

Elle est rédigée par un groupe de travail qui comprend la DGAL, l'Anses, l'Inra, le CIVC, l'IFV et des chambres d'agriculture.

 

 

Crédit : Christelle Stef

 

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