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L'appellation se porte comme un charme : valeur et volumes progressent cette année.
AOP « Coteaux d'Aix en Provence » : les indicateurs économiques sont au vert, tirés par l'export

Par Juliette Cassagnes Le 31 mars 2015
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AOP « Coteaux d'Aix en Provence » : les indicateurs économiques sont au vert, tirés par l'export
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ussi bien en volume qu’en valeur, l\'heure est à la satisfaction en appellation Coteaux d\'Aix-en-Provence : « Comme pour la Provence en général, la belle récolte 2014 pour l\'appellation a permis de réamorcer la pompe des marchés...Les stocks étaient quasiment épuisés et les opérateurs n\'avaient pas pu répondre à toutes les demandes l\'an dernier », a déclaré Jean-Jacques Bréban, président du CIVP, lors de la présentation du millésime 2014 ce lundi.

 

Le volume produit cette année totalise en effet 221.000 hectolitres, dont 83% en rosé, soit un chiffre en hausse de 23,5% par rapport à 2013. Avec cette production, les Coteaux d\'Aix-en-Provence comptent pour 15% du volume total de rosé produit par la Provence, loin derrière l\'AOP Côtes de Provence (75%), mais devant l\'AOP Coteaux varois en Provence (10%). Côté valeur, « La situation est saine car les prix se maintiennent », résume le président du CIVP.

 

Le retour à une récolte plus abondante n\'a en effet paradoxalement pas fait redescendre les cours du vrac rosé de l’AOP Coteaux d\'Aix, ni des deux autres AOP de Provence d\'ailleurs... Ils ont même légèrement progressé, alors qu’ils se situaient déjà en fin de campagne 2013-2014 à un niveau très élevé. A titre d\'exemple, à fin février 2015, le cours moyen d\'un rosé Coteaux d\'Aix s\'établissait à175€/hl, soit une hausse de 2%. Michel Couderc, responsable du service économie à l\'interprofession, explique cette évolution par la « demande soutenue des marchés ». « Les opérateurs sont prêts à payer ce prix car ils savent qu\'ils arriveront à le vendre ensuite...», indique celui-ci.

 

Cette « demande soutenue » est essentiellement le fait des marchés export, qui « fonctionnent très bien depuis le début de la campagne », confirme Jean-Jacques Bréban. « Il y a de la demande sur des marchés de plus en plus valorisés, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni, où les consommateurs apprécient de plus en plus les rosés secs, explique l\'économiste. Dans ces pays, les rosés de Provence bénéficient d\'une image haut de gamme ». Plus généralement, la Provence assiste depuis quelques années à un transfert progressif de ses volumes des pays les moins valorisés, comme la Belgique ou l\'Allemagne, vers les plus rémunérateurs et vers une plus grande variété de destinations. Une tendance qui s\'est accélérée nettement depuis deux ans, liée aux manques de volumes.

 

Les volumes retrouvés grâce à la bonne récolte 2014 devraient aussi permettre aux opérateurs d\'alimenter le marché national en rosés de Provence, en particulier la grande distribution : ce dernier était en perte de vitesse ces dernières années, en raison, là aussi, d\'un très faible volume disponible.

Crédit photo: Civp

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